Depuis Albi, le cri d'alarme des Départements
Face aux coupes budgétaires imposées par l'État, les Départements lancent un cri d’alarme lors des 94e Assises des Départements de France, organisées à Albi (81) du 12 au 14 novembre. « Depuis 2022, 6 Md€ de dépenses supplémentaires ont été imposées par l’État. Je ne sais pas si notre socle est ébranlé, mais ce qui est sûr, c’est qu’après huit ans de réformes, le modèle de fonctionnement des Départements est obsolète », réagit sur scène Sébastien Vincini, à la tête du Conseil départemental de Haute-Garonne. Comme son homologue alsacien Frédéric Bierry, il dénonce la perte d’autonomie financière des Départements et plaide par ailleurs pour « un modèle de cotisation sociales territorialisé ».
« Supprimer le ministère du Logement » ?
De son côté, Philippe Folliot, sénateur du Tarn, appelle à « recentrer l’État sur ses missions essentielles » et à confier des missions aux collectivités territoriales. Selon lui, le Département est « l’outil de proximité auquel s’identifient le mieux les habitants ». Le parlementaire prend l’exemple de la politique du logement, arguant que « la puissance publique lui consacre près de 40 Md€, pour une insatisfaction globale, avec des règles d’urbanisme uniformes qui ne correspondent pas aux réalités du terrain. » Et de proposer : « Pourquoi ne pas supprimer le ministère du Logement ? On consacrerait une petite partie des 40 Md€ à l’effort de redressement national et on confierait 35 Md€ aux Départements afin qu’ils puissent mener une politique au cordeau. Cela nous permettrait d’être plus efficaces. »











