Département de l’Aude : jeunesse, conférence des territoires, investissement, infrastructures au programme de la rentrée
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« En 2017, le conseil départemental de l’Aude consacre 37,9 M€ aux 28 collèges accueillant 15.000 collégiens. Une enveloppe qui englobe les investissements (16 M€), le fonctionnement et les frais de personnels (365 agents NDLR)», indique le 5/9 André Viola, le président du conseil départemental de l’Aude lors de sa conférence de presse de rentrée. Les investissements portent sur la fourniture de tablette dans 4 collèges test (405 K€), la rénovation extension des Fontanilles à Castelnaudary (3 M€) ou encore des rénovations énergétiques, d’accessibilité et de sécurité (1M €). « Pour 2017, le niveau des investissements devrait atteindre ce même niveau en 2018 », poursuit le président qui n’envisage pas la construction de nouvel établissement le maillage étant assuré pour l’heure à l’issue de la construction du collège de Lézignan. Les investissement à venir porteront sur : le pôle technologique du collège de Rieux Minervois, l’internat de Sigean, la poursuite des travaux au collège des Fontanilles… « Ces investissements se répercutent sur les entreprises audoises du bâtiment mais aussi agricoles. 160 producteurs audois sont référencés sur la plateforme Agrilocal pour fournir la restauration scolaire », rappelle l’élu.
Conférence des territoires et enjeux budgétaires
Autre point abordé par l’élu, l’implication du Département à l’issue de la conférence des territoires. André Viola annonce intégrer un groupe de travail national sur l’avenir des maisons de services au public. Le Département de l’Aude a été le 1er au niveau national a avoir créer un schéma d’accessibilité de services au public. « La question de l’avenir du SMUR et des services publics sur les territoires ruraux m’interpelle », souligne-t-il. La question des budgets des Départements est un des autres points de réflexion sur lequel l’élu entend s’impliquer. « Même si le RSA se stabilise voire diminue, il n’est pas normal que cela repose sur des solidarités locales car ce sont des missions sociales nationales. Ce chantier est devant nous, précise-t-il. Le président Macron est favorable à une recentralisation du RSA. Toutefois, on ne sait pas si cela concerne uniquement l’allocation ou si cela engloberait aussi les politiques d’insertion sur lesquelles nous sommes actifs et à quel niveau de compensation. Le but de cette recentralisation est de donner des marges aux Départements pour investir notamment ». L’élu considère que s’il retrouvait des marges de manœuvre financières, les investissements seraient fléchés sur les routes qui représentent déjà « un budget sanctuarisé de 40 M€ (investissement et entretien) ». L’élu s’inquiète de l’arrêt des contrats aidés et des effets sur le fonctionnement des Ehpad publics. « L’ARS a intérêt d’être au rendez-vous en terme d’emploi derrière cette annonce ! », déclare-t-il. Autre sujet d’inquiétude : les budgets des communes notamment au niveau de la DETR (financement de l’Etat pour les investissements). « Nous avons obtenu que les communes rurales intégrées aux agglos soient à nouveau bénéficiaires de cette enveloppe. Une rallonge de 2,5 M€ a été obtenue en rattrapage et nous attendons une somme identique pour 2018 », annonce-t-il.
Les grands dossiers : THD, gare TGV, désenclavement routier
Sur les autres grands dossiers, le président confirme la sélection courant septembre de l’opérateur qui va exploiter le réseau THD (138 M€ sur 5 ans). Le Syaden devrait présenter en suivant la planification des travaux du déploiement de la fibre optique. Concernant les infrastructures de transports, le président Viola indique est en attente suite aux annonces du TGV Bordeaux/Toulouse qui semble au point mort. « Ce projet structurant impacte la future gare TGV de Montredon. En effet, on ne peut pas penser le développement de Narbonne de la même manière avec ou sans gare. Si le gouvernement retarde cette gare pendant 20 ans, il n’y aura pas de gros chantiers sur Narbonne !, indique-t-il. Selon les orientations du gouvernement, on sera obligé de changer nos orientations et de prioriser les gros chantiers sur les aménagements routiers de Limoux, Lézignan et Trèbes sous la condition, là encore, que ces projets soient inscrits au prochain CPER. Un co-financement est indispensable ». Alors que le chantier de la rocade Est de Narbonne est bien engagé, l’élu s’interroge sur l’accès ouest de Narbonne.










