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Haute-Garonne
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| 18/11/2015

Débat sur les relations Toulouse-Montpellier, le 26 novembre à Toulouse

Le Codev de Toulouse Métropole, présidé par la sociologue Marie-Christine Jaillet, organise un événement grand public, le 26 novembre à partir de 18h à la médiathèque José Cabanis, sur le thème « Toulouse et Montpellier : concurrence, alliance, coopération, vassalisation ou indifférence », avec l’intervention de Philippe Estèbe, géographe et directeur de l’Institut des Hautes Etudes de Développement et d’Aménagement des Territoires en Europe. Il élabore trois scénarii entre Montpellier et Toulouse. Soit les deux métropoles se positionnent en rivalité l’une vis-à-vis de l’autre, et se neutralisent par le jeu de la concurrence (1+1 = 0). Soit les élus des deux grands pôles urbains s’ignorent, ne s’affichent pas en concurrence et cultivent leur propre pré carré (1+1 = 2). Soit les deux métropoles « trouvent des accords, identifient des synergies et travaillent ensemble (1+1 = 3).
« Pour l’instant, on se rapproche plus du deuxième scénario, relève Philippe Estève. On note en effet une grande méconnaissance mutuelle des représentations politiques et institutionnelles des deux métropoles, ce qui explique l’actuelle période de flottement dans la construction de la grande région. Un frein à la coopération qui peut néanmoins être largement compensé par les initiatives de la société civile, naturellement tournée vers le terrain. Car, si quelque chose se met en place entre Toulouse et Montpellier, cela passera nécessairement par elle. »
Outre les difficultés de relations entre les deux métropoles – même si Jean-Luc Moudenc et Philippe Saurel, maires de Toulouse et Montpellier, ont engagé un dialogue dès l’été 2014, NDLR -, Philippe Estève pointe le défi des relations entre les villes moyennes de la grande région. « Il y a une synergie très intéressante à créer à l’échelle des groupements de collectivités, notamment dans la relation métropole-villes moyennes (…) Albi, Tarbes, Nîmes, Perpignan, mais également Narbonne et Béziers sont dotées d’universités ou d’antennes universitaires. Il serait donc pertinent de favoriser les coopérations universitaires entre ces villes par effet de réseau, afin de les inciter à travailler ensemble en dehors de tout rapport singulier avec Toulouse ou Montpellier. Néanmoins, ce ne sera pas chose facile. Il existe en effet un contraste notable entre les villes moyennes de Languedoc-Roussillon, qui, pour la plupart, connaissent des difficultés économiques, et les villes moyennes de Midi-Pyrénées, qui, par leur position de « satellites », bénéficient du rayonnement économique de Toulouse. »
Marie-Christine Jaillet identifie quatre pistes de synergies potentielles : la formation et l’enseignement supérieur, l’emploi et l’économie, le tourisme et les énergies renouvelables. D’après elle, « l’économie du LR demeure aujourd’hui très largement soutenue par l’aide publique et par l’implantation de très petites entreprises, avec une sous- représentation de l’industrie. Montpellier connaît un taux de chômage élevé, mais aussi un taux de sortie de chômage plus élevé que la Ville Rose. Au moment même où les compétences des régions se voient renforcées en matière d’innovation et de développement économique, la future grande région devra travailler de concert avec les métropoles pour amplifier les capacités des moteurs métropolitains dans cette nouvelle configuration régionale. Cela passera par une cartographie du profil économique des deux métropoles, de leurs atouts et de leurs complémentarités. »

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