Débat : les entreprises héraultaises face à la crise
La CGPME a réuni, vendredi 12 juin, une brochette de dirigeants héraultais pour s’interroger sur l’existence d’une spécificité départementale en matière de potentiel économique. C’est l’avis de Mirèn Lafourcade, directrice générale et co-Fondatrice de NOUT Software SAS, d’un effectif de 16 salariés : « Pour démarrer une entreprise dans nos métiers, l’Hérault est un département à part et principalement Montpellier, grâce à l’accompagnement du B.I.C » (Business and Innovation Centre). Dans un tout autre domaine, Jean-Marie Sevestre, dirigeant de la librairie Sauramps, a souligné qu’il ne restait qu’une « poignée » d’entreprises indépendantes comme la sienne en France. Avec cinq établissements, dont un à Alès et, prochainement, celui d’Odysseum, le groupe compte près de 140 salariés.
D’une taille plus modeste, l’entreprise Solarès, 25 salariés pour un CA de 3 M€, que co-dirige Gabrielle Deloncle s’est adaptée à la crise « en s’obligeant à la vigilance et à l’anticipation sur des niches qui permettent d’avancer ». En tant que présidente de la CGPME 34, elle reste cependant « inquiète pour les petites structures, fragilisées » par la conjoncture.
Si, dans le domaine du logement social, Claudine Frêche, directrice générale d’ACM, s’inquiète de l’augmentation de la demande de logements (13 000 au total), « le rythme production de logements devrait être maintenu, même si les prix du foncier restent élevés ». Si l’Hérault semble être une terre plus accueillante qu’ailleurs en matière économique, Philippe Palat, directeur de la rédaction de Midi-Libre a regretté pourtant « les effets bloquants du manque de cohésion politique et lancé l’idée d’un fond d’investissement régional à la hauteur des enjeux ».
Laurent Duguet










