D'aucy, nouvel actionnaire de St Mamet aux côtés d'Hivest Capital
Quand fruits et légumes se rapprochent. Le 24 janvier, le groupe agroalimentaire breton d’aucy a pris une participation de 20 % dans l’entreprise gardoise de transformation de fruits St Mamet (200 salariés, Nîmes). Une option d'achat d'actions par le groupe breton avait été prévue dès le rachat de St Mamet par Hivest Capital. d'aucy actionnaire, quatre partenariats sont mis en place entre les deux acteurs. Un premier partenariat est industriel avec des équipes de d’aucy présentes dans l’usine gardoise pour conseiller sur les investissements à faire. Le second partenariat porte sur l’export : « d’aucy est présent dans 60 pays et St Mamet réalise à ce jour 2,8 % de son CA à l’export, résume Stéphane Lehoux, président de St Mamet. Nous souhaitons accélérer et atteindre les 20 % d’ici à 2022 en visant la Grande-Bretagne, les pays de l’Est et l’Asie. À partir du 1er avril, nos produits seront sur le catalogue de d’aucy ». Un troisième partenariat porte sur une mutualisation des achats. Enfin, le quatrième partenariat porte sur la mutation de la force de vente de St Mamet : « Nous créons une structure commerciale commune pour les forces de vente terrain. Nous passons ainsi de 16 à 40 commerciaux », indique le président de St Mamet.
Réorganisation
Une réorganisation tant humaine qu’industrielle, est parallèlement en cours sur le site gardois. Philippe Bransolle, directeur de l'usine, a été remercié et remplacé par Thierry Almayrac (ex-Florette). Côté outil industriel, St Mamet a procédé à des ajustements. En 2018, une ligne d’emboîtage a été remplacée par des machines plus simples. « Nous avons réinvesti sur des standards de production. En tout, 3,4 M€ ont été injectés. La ligne d’emboîtage, très sophistiquée, va nous servir pour de nouveaux produits dont nous ne pouvons pas parler pour le moment », confie Stéphane Lehoux, président de St Mamet. En 2019, il est prévu d’enlever les robots installés en 2016 par l’équipe précédente. « Nous avions un plafond de verre en termes de capacité de production, poursuit le dirigeant. En faisant ce changement, nous augmentons notre capacité de production de 35 %. » L’usine est revenue à des machines italiennes ayant fait leurs preuves. En termes de chiffres, Stéphane Lehoux estime que les 102 M€ brut de CA vont être atteints. « Nous venons d’enregistrer douze mois de progression consécutive. Nous avons gagné de nouveaux clients. Le business s’est assaini, d’où cette option de prise de participations exercée par d’aucy », ajoute-t-il.










