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Région Occitanie
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Conjoncture
| 14/02/2017

Croissance démographique, R&D, pauvreté : le portrait éco de l’Occitanie (État)

La préfecture de région rappelle, dans un document communiqué le 14/2, qu’avec 5.731.000 habitants, l'Occitanie est la 5e région de métropole, « mais pourrait devancer les Hauts-de- France et la Nouvelle-Aquitaine d'ici 2022, si le rythme de croissance démographique, le 2e de métropole après celui de la Corse, perdurait ». Chaque année, la population augmente de 51.400 habitants, « soit l'équivalent d'une ville comme Narbonne ». Le portrait démographique est très contrasté : « la région est ainsi celle qui compte le plus grand nombre d'installations de retraités ou d'étudiants. Elle arrive aussi dans le peloton de tête pour le solde net d'arrivées de cadres (2e rang) et d'actifs en emploi (3e rang). La part des chômeurs parmi les nouveaux arrivants dans la région en 2012 est la plus élevée de France (16 % en Occitanie contre 13 % en moyenne pour les 13 régions métropolitaines). »

L'Occitanie bénéficie « d'une véritable dynamique économique, bien plus forte que celle de l'ensemble de la France métropolitaine, indique la note. Entre 2008 et 2013, le PIB a progressé de 8,5 %. C'est le 3e taux de croissance le plus élevé de métropole. Le dynamisme de l'économie se mesure aussi par la création d'emplois dans la région : depuis 2008, le nombre d'emplois augmente de 0,7 % par an, contre 0,2 % en moyenne en métropole. » L'Occitanie est la région métropolitaine qui a créé le plus gros volume d'emplois entre 2007 et 2013 après l'Île-de-France.

Toutefois, la croissance de l'emploi « s'avère insuffisante face à la forte hausse du nombre d'actifs, soutenue par l'attractivité de la région et son dynamisme démographique. Entre 1990 et 2013, la ressource en main- d’œuvre s’accroît de 655.000 actifs, nettement plus que les 462.000 emplois créés sur la même période. En conséquence, le taux de chômage régional, le 2e taux le plus élevé après la Corse, reste structurellement plus élevé en Occitanie qu'en métropole ».

L'Occitanie se distingue aussi par un déficit d'emplois dans les activités productives tournées vers les entreprises et les marchés extérieurs : avec 12 emplois productifs pour 100 habitants en 2013, l'Occitanie se situe au 11e rang des régions métropolitaines. Ce déficit est davantage marqué dans les zones d'emplois du sud-est de la région. Le taux d'emplois présentiels tournés vers les résidents et les touristes est lui aussi en deçà de la moyenne métropolitaine, malgré le caractère touristique de la région.

La pauvreté et la précarité sont « très présentes en Occitanie. Le taux de chômage de la région (11,6 %) est le 2e le plus élevé de métropole, derrière celui des Hauts-de-France (12 %). L'importance du chômage est à mettre en regard avec le niveau de pauvreté : 17 % de la population régionale vit avec moins de 60 % du revenu médian de métropole en 2013 (4e rang des régions métropolitaines les plus pauvres). L'Occitanie a le niveau de vie médian parmi les plus faibles de métropole (10e rang) ». La région est aussi marquée par une précarité en matière de logements (127.000 ménages en attente d'un logement social) et financière (424.000 allocataires de minima sociaux). Elle occupe le 3e rang pour la part des allocataires dont les prestations sociales représentent plus de 75 % de leurs revenus (29 %).

L'Occitanie est à la pointe en matière de recherche et développement (R&D) et d'innovation. En 2014, le taux d'effort de recherche de la région (3,7 % du PIB) est le plus élevé de France métropolitaine. La R&D du secteur privé est d’abord portée en Occitanie par la construction aéronautique et spatiale, mais le secteur public est également très développé : en termes de dépenses publiques, la région est la 2e de métropole. L’Occitanie est la région qui compte le plus de pôles de compétitivité : 14 sur les 71 en métropole, dont 7 implantés principalement dans la région.

Forte de deux grands pôles d'enseignement supérieur d'envergure nationale, « l'Occitanie est la 2e région de province pour l'accueil des doctorants, après Auvergne-Rhône-Alpes.
Toulouse, le chef-lieu de région, a un rôle majeur dans le développement économique régional. L'aire urbaine de Toulouse concentre 27 % des emplois de la région (4e rang des grandes aires urbaines de plus de 100.000 emplois de province) et 45 % des emplois productifs (3e rang). Elle contribue également à l'importance de la R&D en Occitanie : avec 62 % des emplois de la conception-recherche de la région, l'aire urbaine de Toulouse occupe le 1er rang des chefs-lieux de région en province ».

Hubert Vialatte / vialatte@lalettrem.net
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