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| 29/06/2012

CRC : « pas de risque particulier » pour l’Agglo de Montpellier

La situation financière de Montpellier Agglomération « ne présente pas de risques particuliers », selon un rapport d’observations définitives de la chambre régionale des comptes du Languedoc-Roussillon, publié aujourd’hui. C’est la conséquence, selon les magistrats, « d’une relative maîtrise des charges de fonctionnement et d’une fiscalité importante », comme l’illustre le poids de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères : 137 € par habitant en 2008, pour une moyenne de 59 € par habitant dans les agglomérations françaises. « En outre, note la CRC, sous l’effet d’un effort d’équipement sensiblement supérieur à la moyenne nationale, l’endettement progresse très significativement. L’encours de dette consolidée a ainsi presque doublé en six ans pour atteindre 703 M€ en 2009 (361 M€ en 2003) ». Soit 1 514 € par habitant, contre 296 € en moyenne dans les agglos françaises. La capacité de désendettement « demeure toutefois inférieure à sept ans ».
Croissance des effectifs
La CRC relève la croissance importante des effectifs, passés de 732 agents titulaires en 2003 à 1 085 en 2009. Les charges de personnel ont, du coup, progressé de 83 % entre 2003 (29,2 M€) et 2009 (53,9 M€). La chambre pointe deux autres données concernant le personnel : un absentéisme qui « progresse sensiblement », et s’avère nettement plus élevé pour les agents titulaires. Et une durée effective du travail de 1 572 heures par ans, « en deçà de la durée réglementaire de 1 607 heures ». Motif : cinq jours de congés supplémentaires « qui auraient dû être intégrés dans le cadre de l’accord sur la RTT ». Concernant les dépenses de communication, la CRC estime difficile « d’évaluer précisément l’ensemble des coûts liés à la communication », mais relève que le service compte 27 personnes, et évalue le budget total à 10,5 M€ en 2009, missions de promotion du territoire à l’étranger comprises. Soit une augmentation « de 1 M€ par rapport à 2008 ». Elle relève, par ailleurs, quelques dérives dans les frais de mission des élus et des agents : préférence pour le transport aérien, frais d’hôtel remboursés au-delà des seuils réglementaires, recours à une agence de voyage « pour des montants annuels qui dépassent les seuils au-delà desquels une mise en concurrence est obligatoire ».
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