CPER : l'Etat pourrait revoir sa participation à la hausse

La participation de l'Etat au contrat de projets Etat-Région, le CPER, pourrait être revue à la hausse, apprend-on auprès de la préfecture de région. L’enveloppe initiale, qui était, selon nos informations, de 313 M€ pour la période 2015-2021, pourrait être portée à 400 M€, voire davantage. La préfecture de région doit obtenir, dans le courant de la semaine prochaine, un mandat définitif sur le montant contractualisé avec la Région. « Il y a un vrai accord entre la Région et nous sur les stratégies à mettre en œuvre », assure-t-on à la préfecture de région. Le président du conseil régional, Damien Alary, avait protesté publiquement, le 17 octobre, assurant que « le compte n’y était pas », notamment « sur l’université, les transports et la prévention des inondations », et menaçant en conséquence de ne pas signer le CPER. Les services de la préfecture disent avoir œuvré dans le même sens que la Région -mais avec plus de discrétion- auprès du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET, ex-Datar). La participation de l’Etat pourrait notamment être revue à la hausse pour la protection des inondations (les Papi), et l’enseignement supérieur et la recherche. Lors du précédent CPER, achevé en 2013, la Région a engagé 814 M€, dont 98 % ont été mis en œuvre, l’État 496 M€.
Photo DR : le président du conseil régional Damien Alary avait affirmé publiquement, le 17 octobre, qu'il ne signerait pas le CPER en l'état.










