[Covid-19] Un plan d'urgence de 30,7 M€ à Toulouse
Face aux enjeux économiques liés à la crise sanitaire du Covid-19, la Ville de Toulouse et Toulouse Métropole décident de déployer un plan d'urgence de 30,7 M€ afin de soutenir les entreprises. « Les acteurs économiques, et notamment les plus petits d'entre eux, ont besoin de mesures concrètes et immédiates », estime, le 26 mars, Jean-Luc Moudenc, maire LR de la Ville rose et président de la Métropole toulousaine. Ce plan comprend trois types de mesures, qui se veulent complémentaires des dispositifs mis en place par la Région Occitanie et par l'État. D'une part, 22,4 M€ seront injectés dans l'allégement de la fiscalité, au travers d'un alignement des tranches de base minimum de cotisation foncière et des entreprises (CFE) au tarif plancher pour l'année 2020. Un dispositif qui devrait profiter à 32 000 professionnels (3,6 M€ pour la santé, 4,7 M€ pour le bâtiment et l'immobilier, 3,7 M€ pour le commerce et la restauration, et 6,2 M€ pour l'industrie, les services, les professions libérales et le conseil). Par ailleurs, des exonérations tarifaires portant sur les droits de place et les redevances d'occupation du domaine public, mais aussi sur les loyers et charges des commerces du dispositif “Commerce d'Avenir” (de près de 3 M€), ainsi que des moratoires portant sur les loyers et charges des entreprises hébergées dans les pépinières et hôtels d'entreprises de Toulouse Métropole (1,6 M€) doivent permettre de soutenir l'activité et la trésorerie des commerçants, mais aussi des entreprises innovantes.
Des mesures soumises aux votes des collectivités
Enfin, dernier dispositif : « Des mesures relatives aux marchés publics, au report de facturation des redevances de délégation de service public, au déblocage immédiat des subventions aux associations et aux organismes en charge du développement économique, de l'économie sociale et solidaire, de l'insertion et de l'emploi, et à l'accès au très haut débit », détaille Jean-Luc Moudenc. Toutes ces mesures seront soumises aux votes du conseil municipal de Toulouse et du conseil de Métropole, « dès qu'ils seront autorisés à se réunir », préviennent les collectivités. D'ici là, les perceptions des tarifs, loyers et redevances sont suspendues.










