[Covid-19] Sterimed au cœur de la fourniture de masques pour le secteur hospitalier
L'usine spécialisée dans les domaines de l’emballage de stérilisation et de la prévention des infections, Sterimed, située à d'Amélie-les-Bains (300 salariés) tourne actuellement à plein régime. « Nous ne fabriquons pas de masques, mais nos produits entrent dans la composition de nombreux matériels médicaux, des systèmes de protection et de barrières bactériennes. Toutefois, après des discussions avec le gouvernement, nous sommes recensés pour notre expertise comme fournisseur de masques. Les fabricants de masques - 80 % sont en Chine – figurent parmi les clients de nos implantations en Asie. Nos bonnes relations commerciales et notre capacité logistique nous permettent aujourd’hui de fournir plusieurs millions de masques en France, indique à La Lettre M Thibaut Hyvernat, PDG du groupe. Il poursuit : « Nos implantations en Asie ont été fermées deux semaines de plus qu’initialement prévu pour le Nouvel an chinois, soit de mi-janvier à mi-février. Depuis un mois, toute l’activité est repartie en Chine. »
Le rythme de l’activité devrait ralentir au 2e semestre
Le site d’Amélie-les-Bains est actif 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 afin de fournir aux acteurs du secteur médical ce matériel stratégique. « Après concertation avec les syndicats, la quasi-totalité du personnel est mobilisée à l’exception de ceux qui doivent assumer la garde de leurs enfants. J’en profite pour les remercier de leur engagement. Ces derniers appliquent les mesures de protections sanitaires pour lesquelles nous avons dû faire appel au système D avec nos propres moyens au début de la pandémie ! » Pour faire face à la croissance de l’activité, le groupe a « augmenté ses stocks de matières premières pour avoir des marges de manœuvre ». « La chaîne logistique des approvisionnements et des livraisons depuis le port de Barcelone fonctionne bien », précise-t-il. Le dirigeant qui prévoit un CA 2020 consolidé du groupe de 150 M€ (1 000 collaborateurs dans 8 sites industriels et 20 bureaux commerciaux) pense toutefois que contrairement à d’autres secteurs, « l’activité devrait naturellement être moindre pour le groupe au second semestre à l’issue de la pandémie ».










