[Covid-19] Arterris maintient et adapte son activité
« Le siège social d’Arterris à Castelnaudary est fermé au public jusqu’à la levée du confinement. Toutefois, il y a des équipes de permanence dans les services informatiques, notamment celui dédié à la trésorerie. Le comité exécutif se réunit quotidiennement pour s’adapter et se préparer à l’éventualité que le confinement dure, sans avoir de solution miracle », explique à La Lettre M Bénédicte Rolland, directrice de la communication du groupe coopératif agroalimentaire Arterris (président : Jean-François Naudi, CA : 998 M€, 2200 salariés, 50 magasins sous enseignes). « Si nos magasins sont ouverts pour la nutrition animale, les pépinières ne sont pas accessibles. Nous demandons à nos salariés, aux agriculteurs et à nos clients de faire preuve de discernement et de sang froid en cette période d’épidémie. Il faut que ceux qui contribuent à nourrir la nation puissent continuer à travailler ». Le groupe a enregistré un pic d’activité les 16 et 17 mars suite aux annoncent faites par le gouvernement. « Le rythme est retombé aujourd’hui. Toutefois, cette crise sera pénalisante suite notamment à l’arrêt de la restauration hors foyer ou encore des pépinières dont l’activité représente de mars à juin 60 % du résultat des jardineries », note-t-elle.
Télétravail priorisé
Le groupe coopératif a mis en place une organisation visant à « utiliser au maximum le télétravail dans le secteur du back-office ». L’autre part des salariés a opté pour l’arrêt de travail pour garde d’enfant et la prise de congés ou de récupération. « Pour les quinze jours à venir, nous n’avons aucune inquiétude pour assurer le service d’Arterris, notamment dans nos magasins où des organisations nouvelles ont été mises en place pour respecter les gestes barrières. Le service DRH réfléchit dès à présent à d’autres mesures avec les partenaires sociaux », poursuit-elle. Le groupe s’est organisé pour préserver le cycle de production. « Si besoin, les techniciens d’Arterris se déplacent seuls directement dans les élevages ou les parcelles cultivées. Ils réalisent ensuite le reporting auprès des exploitants par téléphone ou mail. Les moyens modernes dont nous disposons aujourd’hui nous aident dans cette crise sanitaire », précise-t-elle.










