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Languedoc-Roussillon
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| 30/11/2009

Couderc présente ses têtes de listes et fourbit ses armes

Raymond Couderc, tête de liste UMP aux élections régionales de mars, a présenté lundi ses têtes de listes départementales : Francis Saint-Léger en Lozère, Eddy Valadier dans le Gard, Jean Castex dans les P.-O. et Michel Py dans l’Aude. Il a dénoncé le système de l’actuel président divers gauche, Georges Frêche, jugé clientéliste - les mots de « parrains » et « sud de l’Italie » ont même été prononcés. Le maire de Béziers a stigmatisé un « mandat de déséquilibre : une capitale asphyxiée, des villes moyenne négligées, des territoires oubliés, des acteurs économiques méprisés ».

« Nous allons faire la tournée des oubliés et appeler à la révolte des oubliés, a-t-il déclaré à la presse. Les gens ont été méprisés et veulent aujourd’hui être reconnus. »

Les listes et le programme seront présentés « mi-janvier ». Raymond Couderc dit pouvoir s’appuyer sur « ses vrais alliés », le CPNT, le Nouveau Centre et « des dissidents du MoDem », qui l’auraient déjà contacté. Aucune alliance n’est envisagée avec le Front National, a indiqué Raymond Couderc, ce qu’avait fait en son temps Jacques Blanc pour accéder à la présidence de la Région.

Couderc gardera Sud de France

S’il critique vertement la « propagande » (budget communication, ndlr) de l’équipe sortante, Raymond Couderc concède que tout n’est pas à jeter dans la politique de Georges Frêche. Il s’engage par exemple, en cas de victoire en mars, à conserver la marque Sud de France, la gratuité des livres aux lycéens et à poursuivre le financement par la Région des lignes à grande vitesse. Comme Georges Frêche a débloqué le financement du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, Raymond Couderc annonce ainsi qu’il participera au financement du TGV Montpellier-Perpignan, acté jeudi dernier par RFF.

Raymond Couderc « part pour gagner », malgré des sondages qui lui sont défavorables : « Je ne sais pas combien de fois on m’a donné perdant ! En 2001, aux municipales, un ministre ‘condescendait’ de Paris, daignant se mettre aux services des Biterrois. Jusqu’au dernier moment, les sondages nous mettaient au coude à coude. Résultat, je lui ai mis 13 points dans la vue. Il faut toujours se méfier des pronostics. Les choses peuvent évoluer jusqu’au dernier moment, les gens peuvent réagir différemment de ce qu’on avait prévu. C’est pour ça qu’on fait des campagnes électorales ! »

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