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Hérault
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| 5/01/2016

Coopération intercommunale, développement éco, sécurité : la feuille de route du nouveau préfet de l'Hérault

Sécurité, lutte contre la pauvreté, développement économique, réforme territoriale : ce mardi matin, Pierre Pouëssel, nouveau préfet de l’Hérault, a abordé les principaux dossiers chauds de l'Hérault et de la grande région. Issu du corps préfectoral, titulaire d’une maîtrise de droit public et ancien élève de l’Ena, il a débuté sa carrière en 1982, en tant que directeur de cabinet du préfet du Gard. Il a été notamment directeur de l’administration à la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure) pendant 7 ans et demi. « C'est une administration en plein développement, qui recrute. Entre 2008 et 2019, 1 400 personnes auront été recrutées, essentiellement des ingénieurs et des énarques. Ce service s’enrichit de manière constante. »

Relations avec Robert Ménard, maire FN de Béziers (à propos du projet de création de milices citoyennes) : « Je me déplace à Béziers le 11 janvier, avec impartialité, et avec la détermination du respect de la loi. Ceux qui s’en écartent, ça se termine devant le tribunal administratif. Monsieur Ménard n’a pas donné de fil à retordre à Monsieur de Bousquet (ex-préfet de l’Hérault, NDLR). Il prétend donner du fil à retordre à l’Etat. A cet égard, je m’en remets à la justice administrative. Je suis très heureux d’être dans ce département de l’Hérault, qui est celui de Jean Moulin, qui était originaire de Béziers. Pour nous, préfets, Jean Moulin, c’est un peu notre patrie. »

Relations entre Toulouse et Montpellier (qui vient de perdre son statut de capitale régionale, NDLR) : « Il faut la volonté que la mayonnaise prenne. Il faut faire preuve d’audace, que des projets structurants, comme sur la biodiversité à Montpellier, émergent rapidement. Ils permettront de conforter Montpellier dans son rôle d’excellence. Montpellier est incontestable en matière de santé, tout comme Toulouse l’est dans l’aéronautique. Cette grande région est très contrastée, avec à la fois des pôles d’excellence, des chercheurs de très grand niveau, et à côté des poches de pauvreté et de chômage. Le point faible, c’est la pauvreté. La société est de plus en plus inégalitaire. On ne peut pas s’en contenter. L’Etat doit tout faire pour éviter que le fossé continue à se creuser, entre ceux qui ont le pouvoir et les autres.
Il faut miser sur la matière grise, avec un cerveau avec deux lobes, un toulousain et un montpelliérain. C’est ainsi que ça doit marcher. L’année 2016 est très importante. La mayonnaise doit prendre vite. La réforme , il faudra plusieurs années pour la faire. Mais l’étincelle, c’est maintenant. »

Jeunes de Lunel partis faire le jihad en Syrie : « Huit d’entre eux sont morts, c’est considérable. Au-delà du travail de renseignement, indispensable, il faut entreprendre une politique de cohésion sociale. Je suis convaincu que ce phénomène de radicalisation, liée à l’exclusion, doit être combattu par des mesures rigoureuses permettant la création d’emplois, l’insertion des jeunes en particulier. Ça part par des actions liées à la rénovation urbaine, il y a un projet sur Lunel en ce sens. Je m’y rendrai prochainement pour constater la situation et enregistrer les pistes de progression sur lesquelles nous devons nous engager pour prévenir ces mouvements de radicalisation.
J’agis en lien avec les services de sécurité du département, qui sont fortement mobilisés : police, gendarmerie, renseignement territorial et antenne déconcentrée de la DGSI. L’ensemble de la communauté policière est mobilisée pour prévenir contre action terroriste. »

Schéma de coopération intercommunale : « Il doit être arrêté avant le 31 mars. Quand on arrive sur le territoire, on constate que l’aéroport de Fréjorgues (Montpellier Méditerranée, NDLR) n’est pas dans l’aire métropolitaine. Ça étonne. J’ai compris qu’il y avait des divergences entre territoires. On va en discuter. J’en ai parlé ce matin avec le président de la Métropole (Philippe Saurel, DVG), qui ne demande rien. Il reviendra à la commission départementale de coopération intercommunale d’en débattre. C’est un sujet important. »

Viticulture : « J’ai le souvenir, dans les années 80, de manifestations viticoles qui se finissaient souvent de façon violente. A l’époque, la filière rimait avec surproduction et qualité médiocre. Un effort extraordinaire de restructuration a été accompli, avec une diminution du volume produit, et une amélioration de la qualité. Des vins du département sont internationalement connus. »

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