Coop de France L.-R. contre la limitation de rendement pour les vins sans IG
Boris Calmette, président de Coop de France L.-R., se dit opposé à une limitation de rendement à 130 hl / ha sur vins sans IG (sans indication géographique, NDLR), limitation préconisée par le plan stratégique d’Intersud, exposé lors du conseil de bassin. « Protéger les segments AOP et IGP est une bonne intention, mais ce n’est pas la bonne méthode, a-t-il déclaré mercredi. Si on met une limitation de rendement, on sera les seuls. Ça ne sera pas le cas chez les producteurs espagnols, italiens, chiliens… Ne perdons pas de parts de marché. La consommation au niveau mondial est en croissance, et le marché tendu. A l’export, les Italiens et les Espagnols nous passent devant. Ce n’est pas le moment de mettre des boulets sur le segment des vins sans IG. Le problème ne provient pas de la production, mais de la commercialisation. Pensons plutôt à nous rapprocher des metteurs en marché, pour envisager des stratégies gagnant/gagnant, notamment à l’export. »
Autorisations de croissance : 8 000 ha par an
Concernant les autorisations de croissance, qui succèdent aux droits de plantation, Boris Calmette a évoqué « 8 000 ha par an, au maximum, en France », selon la règle européenne de « 1 % de croissance maximum de superficie du vignoble ». Coop de France veut « défendre l’exploitation familiale dans ce contexte de reconquête. Nous ne demandons pas que les exploitations familiales soient exclusives sur les autorisations de croissance, mais nous souhaitons qu’elles soient prioritaires. » Boris Calmette souhaite par ailleurs que le lieu de gestion de ces autorisations de croissance soit « FranceAgrimer, qui est le plus à même de croiser l’ensemble des régions, des segments et des bassins ».
Sur l’aspect de l’enrichissement en sucre, Coop de France L.-R. demandera au ministère l’autorisation d’enrichir les vins avec du saccharose. « C’est un besoin à la fois technique et économique. Le refus d’enrichissement pour les vins IG est un handicap par rapport à la concurrence », a déclaré Boris Calmette.










