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Industrie
| 14/02/2013

Contralco : le CNSR ne conseille pas de rendre l’éthylotest obligatoire

Mauvaise nouvelle pour les salariés de Contralco (fabrication d’éthylotests à usage unique, Gignac, 84 salariés). Le conseil national de la sécurité routière (CNSR), réuni mercredi à Paris, s’est prononcé pour une simple « recommandation » de la détention d’un éthylotest à bord d’un véhicule. Le caractère obligatoire, retenu par le précédent gouvernement (décret de juillet 2011), n’est pas retenu par l’instance. Et un automobiliste qui ne serait pas en possession d’un éthylotest ne serait pas verbalisé, préconise le CNSR. « Le déploiement des éthylotests pose problème depuis des mois en raison, notamment, de sa fiabilité relative, de son prix très variable et de son manque de disponibilité », reprend Les Echos de ce jeudi. Armand Jung, président du CNSR, ajoute : « Pour l’instant, l’éthylotest n’est pas sûr à 100 %. » La seule contrainte véritable en matière d’équipement en éthylotests pourrait concerner les discothèques, bars et débits de boisson.

Report sine die


Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, avait déjà annoncé le 24 janvier un report sine die de cette mesure du précédent gouvernement. Le même jour, Contralco a fêté ses 30 ans à Montpellier. Depuis, la PME n’a pas reconduit 226 contrats (CDD et intérims). Ses dirigeants disent ne pas comprendre cette marche arrière, invoquant une production 100 % française, la contribution de ses produits à la sécurité routière, qui affiche des objectifs ambitieux* et son rôle économique dans une région ravagée par le chômage.
Manuel Valls tranchera en juillet lors d’un conseil interministériel de la sécurité routière.

* Moins de 2 000 morts par an sur les routes françaises à l’horizon 2020.

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