Contralco : 76 suppressions de postes supplémentaires

Contralco, numéro un mondial de l’éthylotest à usage unique (Gignac), réduit ses effectifs de 226 personnes, au lieu de 150 annoncés la semaine dernière, supprimant la quasi-totalité de ses intérimaires et de son volant de CDD. Cette réduction drastique des effectifs fait suite à l'annonce, le 24 janvier, par Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, du report sine die de l’obligation de détenir à bord de son véhicule un éthylotest. La mesure avait été prise en février 2012, sous le gouvernement Fillon. Un noyau dur de 84 salariés subsiste dans cette PME du cœur d’Hérault, qui affiche un CA de 14 M€ en 2012.
Réunion devant la préfecture
Les "Contralco" se rassemblent ce mardi 5 février devant la préfecture de l'Hérault à Montpellier. Une délégation devrait être reçue en début d’après-midi par le préfet de région, ou son directeur de cabinet. « Nous demandons à être pris en considération, déclare Dominique Benezeth, délégué du personnel, à La Lettre M. Nous sommes dans une région touchée par le chômage. Notre produit est 100 % made in France, il correspond à un marché, il va dans le sens de la sécurité routière et il y a la volonté des gens de se tester. Qu’un ministre mette tout en l’air, alors que l’emploi est soi-disant la priorité du gouvernement, c’est totalement incohérent. »
Valls hésitation
Avec cette « Valls hésitation », le fabricant héraultais d’éthylotests se voit signifier « l’annulation de commandes, à hauteur de 8 millions d’éthylotests, soit l’équivalent de deux mois de travail dans nos unités de fabrication », selon ses dirigeants, Antoine Marin et Eric Condesse. Les investissements prévus pour 2013 (3,5 M€) sont annulés.
Contralco entend néanmoins conserver sa place de leader en poursuivant son développement à l’export. L’entreprise présente dans 56 pays prévoit ainsi de réaliser 40 % de son activité à l’export cette année, au lieu de 36 % en 2012.










