Construction durable : les projets du canadien Polycor pour sa carrière de pierre gardoise
« Nous croyons en l'avenir de la pierre naturelle pour la construction et l'architecture moderne. » En visite à la carrière de Lens, à Moulézan, près de Nîmes, le Canadien Patrick Perus, président de Polycor monde*, affiche ses convictions. « La pierre est le matériau dont l'empreinte carbone est la plus basse. Si on veut faire des villes plus vertes, alors la pierre va jouer un grand rôle », estime le PDG du poids lourd de l'extraction de pierres naturelles. Discret quant à ses ambitions, notamment en France où il compte quatre carrières (une dans le Gard et trois en Bourgogne), Patrick Perus indique toutefois qu'il réfléchit à investir en vue d'équiper la carrière gardoise (quatre salariés) d'un « outil industriel » permettant d'accroître les volumes de pierres extraites. L'objectif étant de « rendre la pierre naturelle plus accessible (en termes de prix, NDLR) afin qu'elle ne soit plus réservée à un marché de prestige ou de rénovation de bâtiment historique ». Les pierres de la carrière de Lens, à Moulezan, anciennement détenue et exploitée par le groupe Rocamat (93) et rachetée par Polycor en 2018, ont notamment été utilisées pour la réalisation de la Maison Carrée et le Colisée à Nîmes et la Gare Marseille-St-Charles
* 1 300 personnes, dont 30 en France, CA : 200 M€, 50 carrières, 20 usines de fabrication, siège à Québec, Canada.










