Conseil métropolitain : vive inquiétude pour l'économie toulousaine
Au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron relatives à l'instauration d'un couvre-feu dans la métropole toulousaine, c'est un conseil métropolitain à l'ambiance particulièrement chargée qui a lieu le 15 octobre. Avec, au centre des discussions, les conséquences économiques de la mesure, notamment sur les restaurateurs, mais aussi des pistes de rebond.
Les conséquences économiques du couvre-feu. Si Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole, reconnaît que la situation sanitaire connaît « une dégradation assez considérable », il déplore « des conséquences dont on déplore la gravité et l'ampleur ». « C'est un coup dur supplémentaire pour une économie qui souffre déjà considérablement, estime l'édile. Les mesures de soutien qui ont été annoncées vont dans le bon sens. Mais je souhaite que le dialogue entre l'État et les acteurs des différentes filières concernées s'instaure dès aujourd'hui, de manière à envisager un deuxième train de mesures d'accompagnement. Sinon, nous nous engageons vers une destruction massive d'entreprises et d'emplois. »
Quels leviers pour le rebond ? Pour Jean-Luc Moudenc, « notre territoire a les ressorts qui lui permettront de rebondir le moment venu ». Et d'évoquer les conclusions du rapport « Toulouse, territoire d'avenir », parrainé par Jean Tirole. « Il nous invite à ne pas revenir au monde d'avant, mais à procéder à un bond en matière de progrès et d'innovation, dans le cadre des transitions écologique et numérique », analyse l'élu. Pour Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers et vice-présidente de Toulouse Métropole en charge de l'habitat et du logement, « le territoire a en effet de nombreux atouts et il conviendra d'accompagner encore davantage l'émergence et le développement de nouvelles filières ». Et d'ajouter : « Il n'est plus temps d'ergoter sur les conséquences d'une soi-disant mono-industrie. Nous sommes au pied du mur. » Même son de cloche du côté de Joseph Carles, maire de Blagnac et vice-président de Toulouse Métropole en charge de la prospective et de la contractualisation : « La crise nous amène à réfléchir à la façon de capitaliser sur nos atouts. Nous n'avions pas suffisamment creusé certaines pistes, peut-être parce qu'en effet, nous étions portés par la dynamique naturelle de l'aéronautique... »










