Pyrénées-Orientales
Emploi
Conseil général des P.-O. : un coup de pouce aux emplois d’avenir

Les conseillers généraux des P.-O. ont voté à l’unanimité, ce 18 mars, en session plénière, une contribution supplémentaire à l’aide de l’Etat, en faveur des employeurs qui recruteront des jeunes en contrat Emploi d’avenir (trois ans). Une démarche unique en région, qui s’inscrit dans la continuité de la politique départementale conduite en faveur de la jeunesse. L’institution départementale a récemment entériné la mise en œuvre de 100 emplois d’avenir destinés en priorité aux jeunes bénéficiaires du RSA socle, qu’elle finance. 1 700 jeunes bénéficiaires du RSA sont recensés sur le département.
15 % pour le secteur non marchand
L’aide pour le recrutement d’un emploi d’avenir dans le secteur non marchand passera de 75 à 90 %, soit une contribution mensuelle de 215 € supportée par l’institution départementale. Le reste à charge pour un employeur est ramené de 550 € à 335 € mensuel. L’aide du conseil général concerne dans une moindre mesure dans le secteur marchand, avec un taux porté de 35 à 47 %. La contribution est alors de 171,6 € mensuels ramenant le coût salarial de l’emploi d’avenir pour l’employeur du secteur marchand, inférieur à 1 000 € mensuels (968 €). Cette aide substantielle viendra certainement conforter les petites structures pour supporter le coût de l’obligation de formation adossée à ce contrat. Hermeline Malherbe, la présidente du conseil général des P.-O., a même parlé de « contrat en alternance visant à donner une perspective professionnelle à ces jeunes. »
Appel à la solidarité des employeurs potentiels
Lors des débats, Jean-Louis Chambon, le conseiller général en charge de l’insertion, souligne que « le défi proposé aujourd’hui aux employeurs potentiel est de faire acte de solidarité vis à vis de ces jeunes qui sont souvent découragés. » Dans l’opposition, Jean Sol s’avoue moins optimiste et regrette que l’aide au secteur marchand n’ait pas aussi atteint 15 %. René Olive, maire de Thuir et conseiller général, s’inquiète du blocage sur le niveau scolaire requis pour accéder à ce contrat. « J’ai des jeunes avec un bac pro qui ne peuvent prétendre à ce contrat, alors qu’ils feraient l’affaire », lance-t-il. La députée Ségolène Neuville assure que le décret d’application de la loi pour ces contrats devrait s’assouplir dans ce sens. Une centaine de contrats ont déjà été signés dans le département (816 escomptés) et 80 sont en instruction par les services de la MLJ et du conseil général.










