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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 12/05/2014

Conseil général des P.-O. : débat autour du vieillissement de la population

Les élus du conseil général des P.-O. ont débattu, fin avril, du rapport de la chambre régionale des comptes concernant la tarification des établissements sociaux et médico-sociaux. Ce rapport aborde la question du vieillissement de la population (près de 25 % de la population a plus de 60 ans) pointant le retard du département dans ce domaine, bien que des actions aient été engagées. « Ce rapport montre que nous avons fait preuve depuis 2007 de rigueur de gestion et d’une capacité d’anticipation », commente Hermeline Malherbe, la présidente du conseil général. Elle rappelle que « 1 100 lits en maison de retraite ont été créés sur la période. C’est un effort sans précédent. » La collectivité a mis en place un schéma des personnes âgées et un schéma des solidarités.
Une offre encore insuffisante
Le rapport de la CRC considère que, malgré cet effort de création de lits, l’offre d’équipement pour les personnes âgées apparaît, avec 48 Ehpad, « nettement inférieure à la moyenne nationale », et montre « certains déséquilibres avec une offre parfois insuffisante, à l’exemple des secteurs des Fenouillèdes, du Haut Vallespir ou encore de l’agglomération de Perpignan. » En charge de cette question, Ségolène Neuville, récemment nommée secrétaire d’Etat, complète les propos de la présidente : « À ce jour, aucun établissement ne connaît de difficultés à pourvoir ses places et la tension à l’entrée des établissements a été considérablement résorbée… On ne s’est pas contenté de faire du chiffre, on a répondu là où il y avait des besoins. » Elle considère que la collectivité a su répondre « aux attentes de nos aînés qui souhaitent repousser le plus tard possible leur entrée en maison de retraite. » Le rapport note aussi que le nombre de bénéficiaires de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) « a fortement augmenté », soit + 25,3% sur la période (9 068 en 2008 à 11 368 en 2012).
Maîtrise des tarifs
Si la CRC pointe un accroissement de 28,1 % (67,4 M€) des budgets alloués sur la période, elle considère que la politique d’investissement (4,5M€) « a un impact limité sur le prix de la journée. » Ségolène Neuville s’est exprimée fermement sur ce point. « Nous intervenons fortement pour contenir les tarifs, dans un contexte de tension à la hausse, des maisons de retraite. Les 4,5 M€ d’aides à l’investissement ont servi à finaliser des projets de 11 établissements et celui d’Alenya, ou encore 55 M€ de garanties d’emprunt pour 15 opérations.» Hermeline Malherbe ajoute sur ce point « il nous faudrait le budget d’un département de 1,2 million d’habitants pour faire face, et nous n’avons que 462 000 habitants. » Ségolène Neuville est revenue sur une recommandation de la CRC, celle des contrats pluri-annuels d’objectifs et de moyens, auxquels elle préfère donner priorité « au renouvellement de convention tripartite » entre le Conseil général, l’ARS et l’établissement au regard des besoins de financement liés à l’évolution de la dépendance.
Public contre privé
Ségolène Neuville explique « pour ne pas augmenter les prix de journée, nous n’avons pas favorisé le développement du secteur à but lucratif, mais appuyé les secteurs public et associatif pour maintenir un niveau de prix correct. Nous sommes très vigilants car les revenus des personnes âgées sont modestes. » Une approche qui a fait réagir l’opposition, notamment Jean Rigual (UMP), qui considère que « lorsque le dossier est bien monté, et que cela est possible, on ne peut pas refuser une aide, surtout dans une économie libérale comme la nôtre. Les files d’attente ne diminueront pas qu’avec l’action du conseil général. »
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