Fil infos

Haute-Garonne
|
Immobilier
| 16/02/2021

Commerces : le marché toulousain tourne “au ralenti“ selon CBRE

« Si au début de l’année dernière l’activité était dynamique dans le centre-ville toulousain – particulièrement prisé par les enseignes -, la première période de confinement est venue mettre un frein à cet élan », indique le groupe spécialisé en immobilier d’entreprise dans son bilan 2020 du marché immobilier commercial de la capitale régionale. Autre constat, « à l’exception de quelques recherches opportunités, les demandes de locaux commerciaux se sont contractées dans l’hyper centre et la demande campe sur une position attentiste. » De fait, fin 2020, « le marché toulousain tourne au ralenti », résume CBRE. Compte tenu de la faiblesse de la demande, « mécaniquement » les valeurs locatives restent stables et s’échelonnent de 200 € (HT hors charge/m2/an) sur le boulevard de Strasbourg à 1 800 € rue Alsace-Lorraine. Le centre-ville n'a vu que très peu de transactions se concrétiser l'an dernier, quel que soit le type d'emplacements. Et la plupart des ces opérations ont été amorcées post-confinement. « Quelques nouvelles enseignes se sont néanmoins implantées le long de la rue Alsace-Lorraine : Snipes (vêtements), Avril (cosmétiques), Sephora (parfumerie), Tediber (literie) et Vorwerk (életroménager) », note CBRE avant d'indiquer que la vacance reste contenue autour de 5 % malgré les difficultés du secteur.

« Si peu de défaillances n’ont pour l’heure été constatées grâce aux mesures gouvernementales de soutien proposées aux commerçants, les premiers impacts sont attendus au printemps 2021 avec un point d’attention porté sur les restaurants et les entreprises liées au tourisme, premiers secteurs touchés par la crise », souligne cette étude en évoquant de possibles fermetures dans les prochaines semaines. Concernant les centres commerciaux et les commerces périphériques, les performances de fréquentation 2020 sont jugées plutôt bonnes eu égard à la conjoncture dégradée. « Les demandes d’implantation sont restées stables avec une vacance limitée témoignant de la bonne santé de l’offre commerciale de Toulouse et de son agglomération », pointe également CBRE. Le parc commercial de l’aire urbaine toulousaine représente 1,438 M de m2 (+ 115 000 m2 en cinq ans).

David Danielzik/danielzik@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie