Comment Setak se convertit au carburant vert
Installée à Pamiers depuis les années 60, l’entreprise de transport Setak, spécialiste du transport en lots et en demi-lots, prend un nouveau tournant. À la tête de cette société de 48 salariés, Chantal Kirmann a choisi de convertir une partie de sa flotte au B100, un carburant naturel issu de colza 100 % français. « Nous vivons dans un territoire préservé entouré de montagnes et de terres agricoles, explique-t-elle à La Lettre M. Cela était donc important pour nous d’agir en faveur de cet environnement. Grâce à ce carburant, nous réduisons de 60 % nos émissions de CO2 et de 80 % celles de particules. » Setak se met ainsi en règle avec la loi d’orientation des mobilités, qui oblige les entreprises de transport à acquérir des véhicules propres lors du renouvellement de leur flotte.
Des véhicules adaptables
Depuis le mois de mai, six véhicules ont d’ores et déjà été convertis au B100. « La possibilité de système mixte gasoil-B100 est l'un des grands avantages de cette méthode », reconnaît la cheffe d’entreprise. La conversion peut s’effectuer en une journée grâce au nettoyage ou à la reprogrammation des véhicules. Cela minimise le temps d’immobilisation. » Les camions sont approvisionnés grâce à une cuve connectée installée par Saipol, filiale du groupe Avril, sur le site de Pamiers.
Une hausse des charges « indolore pour l’entreprise »
Chantal Kirmann a toutefois dû faire face à une crainte de ses salariés. « Tous les conducteurs se sont interrogés sur le maintien de la puissance de leur véhicule après la conversion. Nous avons pu les rassurer. Rouler au B100 ne change rien. » Mais quid du coût de cette conversion ? Il est « indolore » pour l'entreprise, assure Chantal Kirmann, faisant état d'une « légère hausse de consommation de carburant de 1 à 8 % ». Une charge supplémentaire qui ne remet pas en cause la transition énergétique de l’entreprise ariégeoise. Avec un chiffre d’affaires estimé à 7 M€ en 2020, en hausse depuis deux ans, Setak souhaite investir dans ce projet. « En 2022, quatre nouveaux véhicules rouleront au B100 », conclut Chantal Kirmann, qui envisage d’ores et déjà de passer un nouveau palier à long terme grâce à l’hydrogène.










