Pyrénées-Orientales
Institutions
Comment Jean-Paul Alduy va travailler avec les nouveaux maires de Barcelone et Gérone
Le résultat des élections municipales, qui se sont tenues dimanche en Catalogne Sud, change le paysage politique. Le parti socialiste, historiquement installé à Barcelone et Gérone, a laissé place au centre droit (CiU). Cela aura-t-il des conséquences sur les relations que tente d’instaurer l’Agglomération de Perpignan depuis son antenne à Gérone ? Interrogé par La Lettre M, Jean-Paul Alduy, président de l’Agglomération de Perpignan dit avoir « tenu à accélérer l’installation de l’antenne de l’agglomération de Perpignan pour qu’elle se fasse en dehors des périodes électorales. Je ne me mêle pas des élections au sud des Pyrénées. Le cœur des relations qui doivent prévaloir entre le sud et le nord de la Catalogne est strictement lié à nos institutions, indépendamment de la couleur politique de ceux qui en sont à la tête. » L’élu roussillonnais a pourtant rencontré l’ensemble des prétendants à la fonction de maire de Gérone : aussi bien Carles Puigdemont (CiU), qui a été élu, que la socialiste Pia Bosch (PSC), qui prétendait à la succession d'Ana Pagans (elle ne se représentait pas). « J’ai rencontré les deux candidats dans le cadre des échanges entre Perpignan et Gérone, poursuit-il. Tous deux ont été intéressés par la structure de notre intercommunalité notamment les compétences : économie, collecte des ordures, transports… Ils songent même à transposer des éléments. Le fait de vouloir transposer la forme de l'agglo à l'aire urbaine de Gérone est cohérent. »
Sortir de la crise et créer des emplois
À peine élu, le nouveau maire de Gérone a déclaré à TV3 que « sa priorité serait de contribuer à sortir de la crise et créer des emplois. » Pour Jean-Paul Alduy, qui a été maire de Perpignan, « il n’y a aucun maire qui n’ait pas pour objectif de défendre l’économie de son territoire et l’emploi. Un maire n’est pas uniquement à la gestion de l’état civil, il est aujourd’hui l’animateur du développement durable de son territoire à travers les composantes écologiques, économiques et sociales. Il est sûr que la Catalogne est fortement frappée par la crise. C’est certainement ce qui explique l’échec historique du parti socialiste », conclut-il.










