Comment Ipaq recycle le verre pour l’usine d’Owens Illinois à Béziers

Chaque année, le site d’Ipaq Béziers recycle 110 000 tonnes de verre, principalement pour le compte du verrier Owens Illinois. Reportage.
Ipaq Béziers et Owens Illinois, situés à Béziers ouest, ne sont distants que d’environ 200 mètres, et sont reliés entre eux par une bande transporteuse. Le verre recyclé est appelé calcin. « Le verre est recyclable à l’infini, sans perdre de propriété : c’est l’atout fort de ce matériau », explique Christophe Baron, manager de Calcin France. Toujours dans une optique de développement durable, les lieux de collecte et de traitement sont distants de « moins de 300 km ». Le taux de recyclage du verre est passé « de 40 % à 70 % entre 1995 et 2010. Les collectivités disent ne pas collecter plus de tonnes, mais c’est sans compter sur le fait que nos bouteilles sont de plus en plus légères. Il est donc plus difficile d’aller chercher des tonnes. »
« La chimie du verre a des zones de mystère, explique Christophe Baron. Le calcin vit, il n’est pas le même l’été comme l’hiver, et n’a pas les mêmes couleurs en L.-R. ou en Champagne. Le but, c’est de faire un produit fini stable alors que la matière première ne l’est pas. » Le calcin représente 80 % environ des matériaux utilisés par OI pour sa production verrière. « L’ajout de matières premières permet de corriger, par exemple, la teinte », précise Benoît Vandaele, directeur d’OI Béziers.

2 M€ projetés pour un nouveau process de tri
Les deux sites de recyclage de verre en L.-R. (Béziers et Vergèze) collectent le verre « des Alpes-Maritimes jusqu’aux Pyrénées-Orientales ». Des gisements de marché existent « auprès des CHR et des distributeurs de boissons ».
Projet à terme à Béziers, avant 2017 : « quand on aura suffisamment de calcin au niveau national, l’objectif est de séparer le verre blanc du verre de couleur, et d’envoyer le verre blanc dans notre usine qui fabrique du verre blanc. » Ce nouveau process « ne créera pas d’emploi, mais génère des volumes supplémentaires et contribue à diminuer les émissions de CO2 », explique Christophe Baron. Montant de l’investissement : 2 M€.
Photos : Daniel Mielniczek










