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Tarn
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Industrie
| 18/11/2020

Comment Compobaie veut rebondir

« Le tribunal de commerce d’Albi vient de valider (le 3 novembre, NDLR) mon plan de sauvegarde de l’entreprise. L’objectif est de retrouver l’équilibre et de renouer avec les bénéfices dès 2021 », explique à La Lettre M Jacques Anglade, président de la société tarnaise Compobaie (150 salariés, CA 2019 : 19 M€). Spécialisée dans la production de bloc baie en béton pour le bâtiment*, l’entreprise qu’il a créée en 1989 avant de la céder en 2009 au fonds d’investissement Platina Participations, était sous le coup d’une procédure de sauvegarde depuis fin 2019. « J’ai décidé de racheter les actifs et le passif pour éviter le dépôt de bilan. Mon fils et ma fille travaillaient toujours au sein de Compobaie, respectivement aux postes de directeur technique et de directeur commercial. J’étais donc parfaitement au courant des difficultés rencontrées par l’entreprise tout en étant convaincu de son potentiel », explique le dirigeant pour justifier son projet de reprise présenté en mars dernier.

Cession d'actifs immobiliers

« Concrètement, j’ai injecté 850 k€ dans la recapitalisation de la société et négocié une réduction de 50 % de ses dettes fiscales, sociales et fournisseurs, soit un passif de près de 3 M€ qu’il a fallu épurer. Ma priorité était de retrouver la confiance de nos clients et fournisseurs », précise Jacques Anglade. Pour financer son plan de relance, il vient par ailleurs de de céder deux des quatre sites de production de l’entreprise : Villeneuve-les-Béziers dans l’Hérault et Yssingeaux en Haute-Loire. « Nous sommes désormais locataires de ces deux usines mais restons propriétaires de celles de Puygouzon et Réalmont dans le Tarn. Et nous venons de négocier le rachat de notre siège social de Marssac-sur-Tarn (700 m2, NDLR) auprès de la communauté d’agglomération du Grand Albigeois. Ces cessions d’actifs ont permis de reconstituer nos fonds propres et de convaincre le tribunal de la pertinence de notre projet. Et comme l’entreprise n’est plus sous le coup d’une procédure de sauvegarde, je viens de solliciter l’octroi d’un PGE (prêt garanti par l’État) », se félicite le chef d’entreprise. Jacques Anglade table sur un prévisionnel de 19 M€ en 2020 et prévoit de franchir le seuil des 20 M€ l’an prochain.
*Monobloc composé d’un encadrement d’ouverture en béton, d’une menuiserie (fenêtre, porte fenêtre) et d’une fermeture (volet, porte d’entrée).

David Danielzik/danielzik@lalettrem.net
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