Fil infos

Gard
| | 2/04/2010

Comment avoir la cote ?

« Comment avoir la cote ? » Lors d’une table ronde, réunie par la CCI de Nîmes, le 1er avril, plusieurs banquiers et spécialistes de la cotation et de la notation des entreprises* ont répondu à cette question devant un parterre de chefs d’entreprise. « J’ai failli crever à cause des assureurs crédits », a témoigné Michel Vindry, dirigeant du groupe Notilia (Stearinerie et savonnerie de Nîmes), les qualifiant de « fossoyeurs de l’entreprise ». « Ma société n’a jamais eu autant d’argent en 2009. Pourtant, on a failli disparaître ». Selon lui, « l’assureur-crédit, vous pouvez lui raconter ce que vous voulez, ça ne marchera pas. C’est une personne qui décide, pas un comité. Vous êtes vraiment coincé ».

« Surveillez votre notation »

« Surveillez votre notation chez Coface », a recommandé néanmoins son représentant, Bruno Sportouch, aux chefs d’entreprise présents. « Il est très important, si on dégrade votre note, que vous le sachiez très vite pour que nous puissions entendre vos explications. » Pour autant, il a reconnu que son organisme, qui assure le risque de non paiement des entreprises par d’autres entreprises, « n’aura jamais la proximité de la Banque de France. Nous n’avons pas les structures pour nous occuper des 4,5 millions d’entreprises notées par la Coface ». Il a rappelé que la Compagnie avait perdu, pour la première fois, 250 M€ en 2009, suite à la crise financière. « Nous avons essayé d’accompagner le plus possible nos clients. Au final, cela nous a coûté cher ».

« Parlez à votre banquier »

De son côté, le président du Comité des banques du Gard, André Acosta, a assuré que le système de cotation n’était « pas figé : il évolue tous les jours ». Il a recommandé aux dirigeants présents de « parler tout de suite à leur banquier en cas de problème. Mieux vaut qu’il l’apprenne par vous directement plutôt que par la rumeur. Le département du Gard et tout petit, et les choses se savent vite ». Un conseil auquel adhère Michel Vindry : « Soyez transparent avec votre banquier. Même si la transparence n’est pas réciproque ».

* Jean-Pierre Querbes (Ordre des experts comptables), Nicolas Resseguier (Banque de France), Patrick Sentis (Université de Montpellier 1), Vincent Schoendoerffer (Altares) participaient également au débat

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie