Quatre candidats à la reprise de la Belle Chaurienne (William Saurin)
Le groupe industriel Cofigeo (Raynal&Roquelaure, Zapetti) et le groupe coopératif Arterris (CA combiné : 756 M€, 1.817 salariés, Castelnaudary, 11) proposent une offre conjointe pour la reprise de La Belle Chaurienne, entreprise agroalimentaire aussi implantée à Castelnaudary, ainsi que de la société CCA Les Bories du Périgord (Piégut-Pluviers, 24), toutes deux filiales du pôle William Saurin. La Belle Chaurienne compte près de 160 salariés et CCA environ 60. Régis Serres, président d'Arterris explique que « la filière canard et celle des légumes secs (les) intéressent. La Belle Chaurienne est à côté de nous. Nos productions seraient complémentaires ». En redressement judiciaire, le pôle William Saurin (groupe Turenne Lafayette) fait l’objet le 15/5 de trois autres dépôts d’offres.
La Maison Rivière (Castelnaudary) qui fabrique des plats cuisinés du Sud-Ouest, en particulier le cassoulet, est aussi sur les rangs, en raison de son intérêt pour les conserves haut de gamme de cassoulet, de confit et foie gras sous marque La Belle Chaurienne. Elle serait en discussion avec d’autres industriels pour construire une offre commune. Les deux dernières offres : une, commune, déposée par le fonds LBO France et la coopérative Cecab (Groupe d’Aucy), et celle du fonds américain Sandton. Les offres analysées (le 18/5) par le comité interministériel de restructuration industrielle et la banque Rothschild, chargés de trouver des repreneurs, semblent insuffisantes. Le verdict du tribunal de commerce était attendu le 29/5.
Selon une information d’Arterris, cette offre conjointe propose « une solution industrielle » favorable à « l'équilibre concurrentiel ». L’objectif affiché est « d’investir dans les marques et les usines, sécuriser et développer le sourcing avec une production agricole régionale, rendre plus résiliant le modèle économique par une organisation de filière amont/aval ». « Ce sont des entreprises rentables qui ne sont pas surchargées en personnel », ajoute Régis Serres indiquant que les effectifs ne seraient pas réduits.










