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Languedoc-Roussillon
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Viticulture
| 5/07/2016

CIVL : " Le marché de demain sera l'export "

Le conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL) tenait le 1/7 son assemblée générale. Tour d'horizon des principaux dossiers avec Xavier de Volontat, le président, ce 5/7 à Narbonne. En 2014-2015, les AOC du Languedoc ont réalisé un CA de 499 M€, « soit 160 M€ de plus par rapport à la période précédente », se satisfait le président du CIVL. Toutes appellations confondues, le prix moyen à l’hectolitre est désormais de 132 €, il était à moins de 80 € il y a 5 ans. « Les habitudes de consommation ont changé. Nous visons le consommateur occasionnel, c’est à dire qui boit deux à trois fois par semaine, et qui sort un peu de la logique qualité-prix pour aller sur des vins plaisirs. » Deux enjeux se présentent aux producteurs d’AOC : « ne pas perdre de volume (1,4 Mhl ou 189 M de cols) malgré une production un peu vieillissante », voire même « en gagner près de 100.000 hl d’ici 2 à 3 ans », et maintenir une bonne valorisation des vins.

Export
C’est à l’export que des parts de marché sont à prendre. Sur le budget communication 2016 de 5,5 M€, plus de 2,5 M€ seront fléchés vers l’export. Beaucoup de pays sont dans le viseur des AOC, comme les Etats-Unis où s’exportent aujourd’hui 40.000 hl d’AOC du Languedoc contre 10.000 hl il y a 5 ans. « Il y a encore du potentiel. Nous allons y entrer via des opérations fin 2016-début 2017 sur nos vins icônes qui vont tirer le marché » , poursuit le patron du CIVL. Même dynamique sur le Canada qui importe 30.000 hl d’AOC languedocienne. En Europe, le CIVL souhaite repositionner les AOC, notamment en Allemagne, pays difficile mais « où un peu plus de la moitié des 60.000 hl d’AOC Corbières sont commercialisés. »

Rosé
La mode du rosé n’a bien sûr pas échappé aux producteurs d’AOC « même si nous restons vigilants sur ce marché », insiste Xavier de Volontat. « Nous sommes sur une courbe qui s’assagit, il faut produire ce que l’on peut vendre ». Au niveau des AOC, la production est plutôt stabilisée « mais il risque d’y avoir un peu de stock en IGP fin juillet. » Le CIVL espère conquérir des parts de marché aux Etats-Unis notamment « pour cesser d’y être le parent pauvre du rosé face à ceux de Provence. »

IGP
Concernant les Indications géographiques protégées (IGP) Sud de France (départements et petites zones), le président du CIVL annonce un tassement des prix des IGP de département, de l’ordre de 10 % à 72 €/hl et un léger recul des sorties de chai. Sur la période 2014-2015, il s’est vendu plus d’IGP de département (1,8 Mhl) qu’il n’en avait été déclaré à l’origine (1,3 Mhl). « Ce genre d’opportunisme risque de nous tuer. Nous demandons à la production de s’engager sur des volumes et de flécher sa production afin de pouvoir mettre en place des leviers pour les vendre », prévient Xavier de Volontat.

Terres du Midi
La future IGP régionale Terres du Midi, qui regrouperait les IGP de départements, peine à voir le jour. Pourtant le président du CIVL affirme que si l’appellation Terres du Midi ne peut pas s’appliquer sur la récolte 2016 faute d'une décision dans les temps par l'INAO, « Terres du Midi sortira en marque pour faire des vins d’assemblage. Terres du Midi est un segment à destination des négociants dont c’est le métier d’assembler. Les besoins sont estimés à 10 M de cols. »

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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