Cg des P.-O. : le taux de réalisation du budget 2009 dépasse les 90 %
Le point d’orgue de la session du conseil général qui s’est tenue le 14 juin a été l’adoption du compte de gestion et du compte administratif. « Il s’agit d’un moment fort pour la collectivité, le compte administratif étant le bilan chiffré des actions menées dans l’année », souligne Christian Bourquin, président. Le budget 2009 s’élève à 623 M€. « Concernant les investissements, le taux de réalisation du budget 2009 est de 92 %. Ce taux atteint 97,2% pour le fonctionnement. Preuve que les propositions qui sont faites lors du vote du budget sont exactes tant au niveau des recettes que des dépenses », poursuit-il. Robert Garrabé, conseiller général et président de la commission des finances a toutefois montré son inquiétude « face au risque des difficultés structurelles de gestion à venir ».
Des dépenses à la hausse
265 M€ ont été dépenser dans le cadre de la solidarité dont 79,3 M€ pour le RMI/RSA et 43,4 M€ au titre de l’APA (+ 6,4% par rapport à 2008). « Cela représente 49,2% des dépenses de la collectivité », a fait remarquer Robert Garrabé. Le taux de réalisation du budget dédié aux personnes âgées dépendante atteint 98,9%. Plus de 37 M€ ont financé les actions vers la petite enfance et 42 M€ vers les personnes handicapées. La route et le transport des voyageurs ont mobilisé 84,6 M€. « 10,5 M€ ont servi le développement économique dont 3,6 M€ en faveur du tourisme. Le taux de réalisation des investissements atteint 67,8 % », précise Robert Garrabé.
Dégradation des équilibres financiers
Il a aussi rappelé la forte dégradation du taux de l’épargne brute qui est de 12,1% contre 21,8% en 2008. « L’épargne nette connaît une baisse de 32,2% par rapport à 2008. Aussi, l’autofinancement n’a permis de financer l’investissement qu’à hauteur de 27% contre 72% en 2007, qui est notre niveau record à ce jour », s’inquiète-t-il. Le maintien du niveau d’investissement à hauteur de 100 M€, notamment pour soutenir le plan de relance, « a donné lieu à un emprunt de 15 M€ contre 12 M€ ces quatre dernière années. Cela aura pour effet d’affecter les équilibres structurels à venir », alerte-t-il. L’encours de la dette au 31 décembre 2009 est de 129,1 M€ soit 295,2 € par habitant. « Il ne faut pas oublier que suite aux transferts de compétences, l’Etat nous doit actuellement plus de 83 M€ », a rappelé Christian Bourquin. « Entre 1990 et 2000, l’investissement moyen était de 55 M€ pour un emprunt moyen de 23 M€ et entre 2000 et 2010, l’investissement moyen est de 83 M€ pour un niveau d’emprunt moyen de 16 M€. Ces cycles d’investissement montrent la santé financière des comptes de la collectivité ».










