Cession d’Areva T&D : la CGT craint des fermetures de site
?Alors que se tient, ce vendredi 13 novembre à Lyon un CCE extraordinaire d’Areva relatif à la cession de sa branche T&D (transmission et distribution), Alain Vittoz, délégué syndical CGT du site de Fabrègues craint « des fermetures de sites dans l’Hérault », en cas de reprise par le tandem français Alstom-Schneider Electric. « Schneider fait notre métier. A tous les deux, on tient presque tout le marché de la distribution. L’Europe devrait mettre son veto, une fois que l’opération sera faite. Schneider devra se séparer d’entités. Or, ils sont déjà propriétaires de leurs sites et dans l’Hérault, nous ne sommes que locataires. » L’offre de l’américain General Electric est jugée « la meilleure d’un point de vue social » et celle du japonais Toshiba, allié au fonds d’investissement INCJ, « intermédiaire ».
« Le seul qui se bat à nos côtés, c’est Robert Lecou ! »
L’offre Alstom-Schneider Electric tient la corde, selon Alain Vittoz : « Ca se passe au niveau du gouvernement. Anne Lauvergeon (présidente d’Areva, ndlr) ne veut pas vendre, c’est l’Etat actionnaire qui veut vendre, en l’occurrence Nicolas Sarkozy veut vendre à ses copains Patrick Kron (président d’Alstom) et Martin Bouygues. » Au niveau local, Alain Vittoz s’étonne du peu de mobilisation des politiques. « Montpellier va prendre en coup et aucun homme politique de gauche ne dit rien, c’est scandaleux. On ne fait rien pour garder les entreprises. Le seul qui se bat à nos côtés, c’est le député UMP Robert Lecou ! En tant que délégué CGT, ça fait mal de dire ça... Il nous a fait rencontrer Copé (président du groupe UMP à l’Assemblée nationale), il défend nos intérêts auprès du gouvernement. » Dans l’Hérault, Areva T&D emploie environ 360 salariés à Lattes, 150 à Fabrègues et 150 à Montpellier, soit 650 salariés, « et 1 000 avec les intérimaires, sans compter les sous-traitants (câblage, ferronnerie transport, négociant de matériaux, plaquistes, peintres) », conclut Alain Vittoz. L’Etat actionnaire se donnent jusqu’à « fin novembre » pour examiner ces offres.










