Ces start-up de livraison alternative boostées par la crise
Les confinements et couvre-feu successifs de ces derniers mois ont indéniablement accéléré le marché de la livraison à domicile. « Nous avons doublé l’effectif de nos livreurs en un an. Désormais, nous comptons 10 ETP », confie à La Lettre M Vincent Monteil, cofondateur d'Applicolis née en 2017, qui livre les commandes des commerçants, dans Toulouse et son agglomération, en vélo cargo, vélo remorque ou encore véhicule au gaz naturel pour les grosses charges. La start-up, qui effectue environ 130 livraisons par jour, a doublé son chiffre d’affaire en un an. « Nous ne voulions pas tomber dans les dérives de l’ubérisation. C’est pourquoi nos livreurs sont salariés et perçoivent le même salaire qu’ils effectuent une ou dix livraisons », précise Vincent Monteil.
Aider les « petits » à livrer plus vert
La start-up toulousaine Bigblue (15 salariés), née en 2016, a quant à elle choisi de créer une solution intégrant l’entreposage, la gestion des stocks et la livraison de colis à destination des petits commerces qui n’ont pas « les armes logistiques pour concurrencer l’offre de livraison d’Amazon, gratuite et en 48 heures », explique Mathias Griffe, son cofondateur. Bigblue vient d'ailleurs de lever 3 M€ pour accompagner sa croissance « exponentielle ».
Les toulousains de VUF Bikes misent quant à eux sur l’essor de la livraison écologique, en fabriquant et commercialisant des vélos triporteurs électriques. Pour Anthony Chenut, cofondateur, le vélo électrique peut incontestablement, dans la logistique du dernier kilomètre, « remplacer les véhicules motorisés des professionnels en centre-ville, qui engendrent à la fois pollution et perte de temps ». Fondée en 2014, l’entreprise prévoit un chiffre d'affaires de près d'1,4 M€ en 2021 et vise les 10 M€ à l’horizon 2025.










