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Région Occitanie
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Agri - Agro / Industrie
| 13/10/2020

Ces entreprises en route vers la réindustrialisation

« La réindustrialisation et la relocalisation sont des enjeux majeurs et stratégiques pour l’Occitanie car il y a des emplois à la clé ! », lance Marie-Thérèse Mercier, conseillère régionale lors d'une table ronde organisée par Ad’Occ et l’UIMM Occitanie Méditerranée à Montpellier. 250 projets de relocalisation ont été identifiés et la Région va lancer dans quelques semaines un appel à candidatures pour accompagner les porteurs de projets.

Évolution de l'activité
« Au départ, nous ne sommes pas industriels mais producteurs d’énergie renouvelable, explique Jean-Marc Bouchet, président du groupe Qair (Montpellier) dont la diversification fait évoluer le modèle de production. Nous avons été mobilisés par la Région pour développer l’éolien offshore flottant et produire de l’électricité en mer Méditerranée. Puis est arrivée l’hydrogène avec le projet Hyd’Occ, une usine de production d’hydrogène par électrolyse à partir d’électricité verte (éolien et photovoltaïque, NDLR) à Port-la-Nouvelle qui nous amène à travailler sur la création d’une filière avec les transporteurs et les industriels ». À Béziers, l’usine Cameron (groupe Schlumberger) fabrique du matériel pour le secteur pétrolier. « Nous sommes en mode survie depuis des années, indique le DG Luc Mas. La R&D nous a toujours permis de rebondir en sortant de notre périmètre ». Aujourd'hui, la démarche agile se poursuit avec « la création d’une joint-venture, avant la fin de l’année, entre Schlumberger et le CEA pour lancer une ligne pilote de fabrication d’électrolyseurs en 2021. Elle devrait déboucher sur une gigafactory d’ici à 2030. »

L'assemblage
Amixyx (40 salariés, Fabrègues), spécialisé de la vente en ligne de robots domestiques (tondeuses, aspirateurs), mise quant à lui sur l’assemblage. « Nos robots domestiques étaient jusqu’alors 100 % importés d’Asie. Désormais, l’assemblage se fera ici en intégrant des pièces françaises ou européennes, à hauteur de 25 % pour débuter, explique Sébastien Roedens, le fondateur. Le plexis par exemple va être remplacé par du bois. De simple revendeur au départ, nous incarnons désormais pleinement notre marque Amibot (70 000 ventes en 2019, NDLR). Alors qu’on a les meilleurs ingénieurs du monde, le blocage pour l’industriel est lié à la volumétrie et au coût de la production de masse ! Nous faisons aujourd’hui ce que les Chinois ont fait il y a 20 ans, il faut réapprendre à produire en masse. »

Les circuits courts
La relocalisation passera aussi par « les circuits courts, ajoute Cédrine Joly, enseignante à Montpellier Business School​​. La valeur du produit devient aussi une valeur de confiance par la relation directe entre le consommateur et le producteur. » Rémi Roux, dirigeant de la Scop gersoise Ethiquable, indique « aller dans ce sens avec la marque Paysans d’ici et le label Bio Equitable avec le réseau Biocoop ».

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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