Ce qui fait de Baillargues une « commune attractive » selon la CRC Occitanie
La chambre régionale des comptes Occitanie passe en revue plusieurs investissements de la commune héraultaise de Baillargues (maire : Jean-Luc Meissonnier), réalisés ou en cours, contribuant à l’attractivité du territoire. À l’instar du pôle d’échanges multimodal (20 M€) notamment, inauguré en 2014 et qui « a permis d’augmenter les dessertes », relève la CRC, sur cet axe ferroviaire (Montpellier-Baillargues / Montpellier-Nîmes). Autre projet mentionné : la construction d’un parc multi-glisse qui, depuis fin 2019, dépend de Montpellier Méditerranée Métropole. Estimé à 14 M€, dont plus de 4 M€ financés par la Ville de Baillargues, ce site devrait être mis en service en 2022. « Il devra trouver son public », estime la CRC. Par ailleurs, la chambre considère que la collectivité « a su accompagner sa croissance démographique, d’une part par la création de logements, notamment locatifs sociaux au terme de la période analysée (2014 à 2019, NDLR), et d’autre part par son offre de services dans le domaine de la petite enfance et de l’enseignement primaire. » Des efforts d’investissements que la collectivité devrait avoir les moyens de poursuivre, considère la CRC Occitanie: « La commune s’est désendettée massivement depuis 2014 tout en maintenant sa capacité à investir pour l’avenir. »
Gestion saine des finances
En raison de sa « trésorerie abondante », Baillargues « était en mesure de faire face, en 2020, aux conséquences financières de la crise sanitaire en maintenant un résultat budgétaire excédentaire », estime la chambre régionale des comptes Occitanie. Dans son rapport analysant les comptes de la collectivité sur les exercices allant de 2014 à 2019, la CRC note en effet que la commune de Baillargues a accru son excédent brut de fonctionnement de 74,5 % sur la période, « en réduisant ses charges de gestion de 0,9 % en moyenne annuelle et en augmentant ses produits de gestion (+ 1,4 % en moyenne annuelle) grâce au levier fiscal ». Dans le même temps, la commune a pu autofinancer ses dépenses d’équipement sur la période analysée (11,47 M€) grâce à « une politique active de cessions ». Ainsi, son recours à l’emprunt « a été modéré (1,2 M€ en 2014) » et la commune a pu se désendetter. En 2019, sa capacité de désendettement ressortait à 4,7 ans, contre 21 ans en 2014.










