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CCIT de Montpellier : la liste Iovino va faire appel et se dit « confiante »

Réunie ce vendredi 18 mars lors d’une conférence de presse à Montpellier, l’équipe de Rudy Iovino au grand complet - Thierry Ducros, vice-président de la FFB de l’Hérault, Fabien Labbé, vice-président du Medef Montpellier, André Deljarry, président du Medef Montpellier Sète, Franck Lours (Faduc) et Rudy Iovino lui-même -, assistée de leur avocat Jean-Marc Maillot, s’est dit « raisonnablement confiante » dans ses chances de victoire finale, après que le tribunal administratif de Montpellier a confirmé jeudi 17 mars l’élection de Gabrielle Deloncle à la présidence de la CCIT de Montpellier tout en lui retirant deux sièges dans le collège Industrie.
Les membres de la liste de Iovino accusent l’équipe de Deloncle d’avoir truqué les votes par Internet et volé du matériel électoral dans des boîtes aux lettres. Une plainte au pénal a également été déposée.
Le tribunal administratif a rendu un jugement qui confirme la majorité de Gabrielle Deloncle, mais réduit son avance. Les magistrats ont décidé la réintégration dans le collège Industrie de deux candidats pro-Iovino : Patrick Ceccotti, président de la FFB de l’Hérault et Elisabeth Cartoux. Cette modification de scrutin a également des conséquences sur la CCIR, où la liste de Iovino passe de 7 à 8 élus sur 13 sièges montpelliérains.
Le tribunal administratif a rendu un jugement qui confirme la majorité de Gabrielle Deloncle, mais réduit son avance. Les magistrats ont décidé la réintégration dans le collège Industrie de deux candidats pro-Iovino : Patrick Ceccotti, président de la FFB de l’Hérault et Elisabeth Cartoux. Cette modification de scrutin a également des conséquences sur la CCIR, où la liste de Iovino passe de 7 à 8 élus sur 13 sièges montpelliérains.
« Le rapport se resserre, il n’est plus que de 26 élus pour la liste Deloncle et de 24 élus pour la nôtre, s’est félicité André Deljarry. Autrement dit, il ne faut plus que trois attestations validées pour que Rudy Iovino soit élu et que Gabrielle Deloncle soit déclarée non élue. Nous allons interjeter appel de la décision en milieu de semaine prochaine. » D’après Me Maillot, la cour d’appel de Marseille pourrait rendre son arrêt « avant l’été ».
André Deljarry : « Le tribunal administratif a ouvert une brèche »
André Deljarry se dit optimiste à l’aube de cette deuxième bataille. « Le tribunal administratif n’est certes pas allé jusqu’où on aurait souhaité qu’il aille, mais il n’a pas pour autant rejeté notre demande. Il a même ouvert une brèche, il a constaté qu’il y avait bien eu fraude. Pour nous, la fraude est avérée, nous allons aller plus loin et démontrer la fraude. Gabrielle Deloncle se dit ravie par le jugement, alors qu’elle perd une partie de sa majorité ? Il n’y a plus que deux voix d’écart. Il suffit d’un rien pour qu’elle ne soit plus présidente. Nous avons aujourd’hui plus d’éléments que le 8 février (date de clôture de dépôt des pièces auprès du tribunal administratif, NDLR). À la fois sur le plan de la procédure judiciaire que sur les attestations, notre argumentaire sera bien plus étayé devant la cour d’appel de Marseille. Nous avons 150 attestations. Dans sa décision, le tribunal reconnaît ne pas avoir pu obtenu les adresses IP. Il n’a donc pas pu se prononcer sur un axe majeur de notre recours. Or, les enquêteurs de la police judiciaire sont en train de travailler dessus, et vont trouver les adresses IP. »
Fabien Labbé ajoute : « Le tribunal administratif a rejeté toutes les attestations faites par téléphone. Donc acte. Nous avions peu de temps pour faire ce travail de fourmi. Depuis le 8 février, nous avons eu le temps de réunir des éléments de preuve (qui serviront en appel, NDLR). » S’agissant de la plainte au pénal, « l’enquête avance. Ce n’est pas des éléments de preuves, mais des wagons d’éléments de preuves (de fraude, NDLR) qui se profilent. »
Fabien Labbé ajoute : « Le tribunal administratif a rejeté toutes les attestations faites par téléphone. Donc acte. Nous avions peu de temps pour faire ce travail de fourmi. Depuis le 8 février, nous avons eu le temps de réunir des éléments de preuve (qui serviront en appel, NDLR). » S’agissant de la plainte au pénal, « l’enquête avance. Ce n’est pas des éléments de preuves, mais des wagons d’éléments de preuves (de fraude, NDLR) qui se profilent. »
Jean-Marc Maillot : « Le TA a considéré que le scrutin a été fortement altéré »
D’après Me Maillot, « le plus important, pour nous, c’est que le tribunal administratif a considéré, contre l’avis du préfet, que le scrutin a été fortement altéré, que des manœuvres frauduleuses ont altéré la sincérité du scrutin. C’est une étape décisive. On va pouvoir prouver en appel que ce ne sont pas 16 enveloppes, mais des centaines, qui ont été détourné pour des votes électroniques. » Fabien Labbé a employé des mots durs à l’encontre de l’actuelle présidente de la CCIT de Montpellier : « Gabrielle Deloncle dit de nous qu’on est des mauvais perdants. Ça me révolte ! On sait qu’il y a eu tricherie. C’est un déni de démocratie. Les votes électroniques pour les prochaines élections n’existeront plus : c’est n’importe quoi. Les moyens d’accéder au vote électronique n’ont pas été sécurisés. »
En appel, les magistrats confirmeront l’élection de Gabrielle Deloncle, l’annuleront ou l’inverseront en faveur de Rudy Iovino.
En appel, les magistrats confirmeront l’élection de Gabrielle Deloncle, l’annuleront ou l’inverseront en faveur de Rudy Iovino.










