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Hérault
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| 16/11/2010

CCI de Montpellier : Rudy Iovino porte plainte contre Gabrielle Deloncle

Le président sortant de la CCI de Montpellier, Rudy Iovino, a annoncé hier soir son intention de porter plainte pour « injure et diffamation » contre la candidate de la liste adverse, la présidente de la CGPME de l'Hérault, Gabrielle Deloncle. Motif : le candidat du Medef n’a pas apprécié les propos tenus, la veille, sur l’antenne d'une radio locale, Divergences FM, par la présidente départementale de la CGPME. Gabrielle Deloncle avait qualifié de « comportement abject » le fait, supposé, que des membres de l’équipe de la CCI aient « sabré le champagne » le soir de la mort de Georges Frêche, rumeur colportée dans un entrefilet de Midi-Libre, et démentie par la suite.

« Nous n’en pouvons plus de la calomnie en guise d’arguments », s’est insurgé Rudy Iovino, qui dément avec vigueur la rumeur : « Nous avons appris avec tristesse le décès de Georges Frêche. J’ai même fait mettre le drapeau en berne. Nous avons respecté une minute de silence pendant l’AG qui a suivi son décès. Nous n’avons jamais eu de problème avec le président de Région », assure-t-il. Le président du conseil régional avait néanmoins, à la fin de son mandat, refusé de subventionner la CCI tant que plusieurs élus, dont la fille d'André Vezinhet, Véronique Pérez, feraient partie de l'équipe dirigeante.

Pas de débat avec Gabrielle Deloncle

Les propos reprochés à Gabrielle Deloncle ont été tenus en l’absence de Rudy Iovino, qui avait refusé de participer à ce débat, au motif que la présentation qui en était faite sur l’antenne était irrespectueuse à l’égard de l’institution et des chefs d’entreprise. Rudy Iovino a annulé in extremis sa participation à un deuxième débat, qui devait avoir lieu hier soir à l'invitation de nos confrères d'Objectif Languedoc-Roussillon. « Je trouve très regrettable qu’on ne puisse pas mener un vrai débat sur les dossiers importants de la CCI », a réagi la rédactrice en chef du mensuel économique, Gwenaëlle Guerlavais, interrogée par La Lettre M. De son côté, Gabrielle Deloncle trouve le prétexte invoqué par Rudy Iovino

« pour le moins fallacieux » et fustige une « attitude répétitive, consistant à faire faux bond à la dernière minute. Ces refus de débattre confirment le manque de considération pour les journalistes organisateurs, ses propres soutiens présents et les ressortissants qui s'étaient déplacés en nombre pour participer à cet échange ».
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