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| 20/05/2011

CCI de Montpellier : pour Gabrielle Deloncle, la chambre "fonctionne"

Lors d’un point presse organisé ce vendredi 20 mai dans les locaux de la CCIT de Montpellier, Gabrielle Deloncle, a insisté sur le « bon fonctionnement » de la chambre. Dans un contexte toujours aussi pesant, lié à la mise en examen de deux de ses principaux élus, parmi 15 autres personnes, dans le cadre de l’enquête relative aux soupçons de fraude électorale, la présidente a affirmé que l'impossibilité, pour plusieurs élus et responsables de la chambre, de communiquer entre eux, ne les empêcherait pas, selon elle, de travailler. Ni de respecter les engagements pris par son équipe. Entourée de Jean-Marie Sevestre, vice-président commerce, et de Bernard Cabiron, trésorier, l’élue consulaire, dont la liste Medef réclame aujourd’hui la démission, tient à exercer « pleinement » son mandat : « Le seul pouvoir que nous souhaitons exercer, c’est celui d’être utile. Si nous nous sommes engagés dans ce combat, c’est à la demande du monde économique. Cette chambre ne fonctionnait plus. Depuis plus de 20 ans des hommes de pouvoir, d’influence et d’argent étaient aux commandes. En cinq mois, nous avons remis cette chambre en ordre », a notamment déclaré Gabrielle Deloncle.

« Nous ne sommes pas des truands »
Une action « sincère et véritable qui n’aura de sens que si elle se poursuit. À notre grande surprise, nous avons également reçu près de 300 témoignages de soutien nous y encourageant et enregistré plusieurs adhésions à la CGPME », a-t-elle ajouté. Une défense étayée par ses deux lieutenants. Pour Jean-Marie Sevestre, la priorité est de concentrer les efforts de la CCIT sur ses missions essentielles, « à savoir le soutien au commerce local et le développement de Sup de Co Montpellier. Un retard énorme a été pris ces dernières années. Nous mettons actuellement tout en œuvre pour le rattraper en travaillant sur des dossiers d’avenir. Bref, nous sommes tout sauf des truands », a conclu le dirigeant de la librairie Sauramps en réponse aux différentes accusations formulées ces dernières semaines par le camp du Medef. « Cette affaire n’intéresse pas nos ressortissants. Ils souhaitent tous que la CCIT se consacre à leurs entreprises. Nous ne nous focalisons pas sur des histoires dont je ne comprends ni les tenants, ni les aboutissants. C’est le minimum que nous devons à nos 300 collaborateurs », a affirmé pour sa part Bernard Cabiron.
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