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Hérault
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| 22/11/2010

CCI de Montpellier : Gabrielle Deloncle dénonce des « menaces graves » sur ses colistiers

Lors d’un meeting, vendredi 19 au soir, à Montpellier, la présidente de la CGPME de l’Hérault et candidate à la CCI de Montpellier, Gabrielle Deloncle, a affirmé que plusieurs de ses colistiers auraient reçu des « menaces graves sur le développement de leur entreprise s’ils restaient avec moi ». Gabrielle Deloncle s’exprimait devant 800 personnes, réunies au Corum de Montpellier pour son dernier grand meeting de campagne, avant l’ouverture du scrutin, le 25 novembre. Pendant un peu plus d’une heure, l’élue montpelliéraine, et gérante de la société Solarès (BTP) à Lattes a présenté ses colistiers, des « vrais chefs d’entreprise », et son programme, fustigeant au passage les « carences » de l’équipe sortante. « Depuis 20 ans, ce sont les mêmes qui veulent rester dans leur hôtel particulier, sans l’ouvrir aux autres », a affirmé la candidate. « Ils cherchent à s’éliminer l’un l’autre. Chez nous, il n’y a pas d’ego. Nous avons plaisir à être ensemble ».

Tour à tour, plusieurs de ses colistiers ont exposé les propositions de la liste « CCI Autrement ». Jean-Marie Sevestre, PDG des librairies Sauramps, a plaidé en faveur d’une « complémentarité » entre le nouveau centre commercial d’Odysseum, où il a ouvert une librairie, et le centre-ville. Jean-Christophe Arguillère, directeur régional de France Telecom Orange, a dit sa crainte que « Sup de Co en devienne un satellite de Toulouse, Marseille ou Bordeaux ». Gabrielle Deloncle propose de déplacer l’école de commerce montpelliéraine « près de l’aéroport » et d’intégrer l’école « dans un partenariat avec le Pres de Montpellier et la Région L.-R. »
Relance de l’aéroport
Miren Lafourcade, dirigeante de la société Nout (Montpellier) a regretté d’avoir été accompagnée par Cap Omega, « et pas par la CCI », pour créer son entreprise. Elle a également dénoncé la longueur des délais pour l’enregistrement des entreprises par la CCI. « Une créatrice d’entreprise n’a pas pu embaucher pendant plusieurs mois, parce qu’elle attendait son numéro de Siret », a-t-elle affirmé. Pierre-Olivier Edouard, promoteur à Montpellier, a quant à lui dressé un « constat d’échec » pour l’aéroport de Montpellier, qui « perd 2,5 % de passagers chaque année ». Selon Gabrielle Deloncle, la relance de l’aéroport passe notamment par « le développement de compagnies internationales » et celui du fret. « Pour augmenter le nombre des lignes commerciales, il faut y mettre les moyens. Or les collectivités renâclent, car elles n’ont pas de pouvoir de décision », a-t-elle reconnu. Elle plaide pour que la CCI soit une « force de proposition » dans un « partenariat actif avec l’Etat et l’ensembe des collectivités territoriales »
« La CCI est en panne. Nous ne pouvons pas nous le permettre », a-t-elle lancé. « Ce n’est pas le moment de ralentir l’économie. L’heure est à l’action ».
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