Capifrance répond aux critiques

Dérégulation de la profession, dumping sur les commissions, formation insuffisante, isolement des négociateurs… Attaqués par des professionnels de l’immobilier, Jacques Daboudet, PDG de Capifrance (à droite) et Philippe Buyens, DG délégué (à gauche) ont riposté, jeudi à Pérols, lors d’une conférence de presse.
« Tout nouvel intégrant sur un marché gêne et dérange, dès lors qu’il réussit, glisse Jacques Daboudet. J’invite les professionnels de l’immobilier à balayer d’abord devant sa porte avant de critiquer. Regardons la réalité de notre marché. En matière de formation professionnelle, le temps moyen est de 0,5 jour par an et par agence. Capifrance délivre 168 heures de formation aux conseillers qui intègrent l’entreprise. Cette formation dure entre 12 et 18 mois. Et c’est un parcours obligatoire. Aucun conseiller ne va sur le terrain sans avoir suivi une formation d’intégration de 5 jours, et sans avoir une attestation préfectorale lui autorisant à exercer le métier, alors que 50 % de nos confrères ne l’ont pas. Notre porte est ouverte aux agents de la Fnaim désireux de nous auditer. »
Taux de rotation de 19 %
La distance entre les négociateurs et le siège (parfois 600 km, voire des milliers, pour les Dom Tom) ne pose « aucun problème, d’après Jacques Daboudet. Ils sont formés. Tout est contrôlé. Un processus Iso est en place : mêmes règles, mandats de vente systématiquement contrôlés et contresignés par le siège. Notre service juridique compte 12 personnes. » La période de six à huit mois, passée sans rien percevoir , elle correspond « à la formation et au processus de vente, précise Philippe Buyens. C’est la période nécessaire pour capter des mandats de vente, les diffuser, faire les premières visites et conclure des compromis. »
Le taux de rotation des conseillers est de 19 %. « Dans les autres agences immobilières, ce taux est plutôt de 50 % ! », ironise Jacques Daboudet. Les conseillers Capifrance gagnent en moyenne, au bout de deux ans, « entre 50 et 60 K€ brut par an ». Comme il n’y a pas d’agence « en dur » à financer, la rémunération des conseillers est supérieure au secteur traditionnel, d’après Philippe Buyens. « Le mandataire perçoit entre 70 et 90 % des honoraires, alors que chez nos concurrents, ce pourcentage oscille entre 20 et 50 %. C’est la raison pour laquelle, parmi les gens qui postulent, la moitié vient de l’immobilier : s’ils peuvent gagner deux fois plus en faisant la même chose, ils ne vont pas se priver. »
Avec la liberté comme fondamental : « certains travaillent à mi-temps, d’autres 7 jours sur 7. L’agent met le curseur là où il le veut. » Les conseillers sont soit en EIRL, soit en indépendants, soit en auto-entrepreneurs.
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