Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
Institutions
| 13/01/2010

Candidat aux régionales, Joseph Francis veut créer un fonds de 105 M€ pour les entreprises

Joseph Francis, dirigeant de l’entreprise Comeca et président du Mouvement patronal pour le renouveau, a annoncé officiellement mercredi 13 janvier sa candidature sur la liste UMP aux régionales dans l’Hérault, menée par Raymond Couderc, comme La Lettre M l’avait annoncé, dès le 15 décembre. À cette occasion, le président du club de rugby de Béziers a dit « travailler à la création d’un fonds régional de 105 M€ », abondé à parts égales par la Région, l’Europe et l’État, et le privé. « Ce fonds sera créé dans quatre objectifs, précise-t-il : le micro-crédit, l’accompagnement des entreprises à l’international, les PME innovantes, et les PME en difficulté ». Lors de cette conférence de presse, à laquelle assistaient plusieurs représentants de la CCI et du Medef montpelliérain, Joseph Francis a annoncé qu’il « suspendait » ses différents mandats syndicaux et consulaires (vice-président du Medef Montpellier, président du MPR, mandat à la CCI de Montpellier) pour se consacrer à la campagne des régionales.

« Nous ferons Montpellier-Barcelone »

En toute logique, le patron de Comeca a étrillé le bilan économique de Georges Frêche. Qu’il s’agisse des lycées (« il n’en a réalisé que cinq au lieu des 15 annoncés, exactement ce que prévoyait la gouvernance précédente »), de la formation (« La Région se contente de distribuer des subventions sans plan d’ensemble »), ou des TER (« On a fait beaucoup moins que Paca »), Joseph Francis a tiré à vue sur l’équipe sortante. « Nous sommes les derniers en termes de PIB, de taux de chômage, et le taux de disparition des entreprises atteint 35 % au tribunal de commerce de Montpellier ». Selon lui, le « plus gros échec de la Région », c’est « le déficit de la balance du commerce extérieur », qui « s’est aggravé de 2 milliards d’euros en cinq ans de mandat ». Tout juste a-t-il concédé que la marque Sud de France « était une excellente chose », avant d’ajouter qu’elle « devait s’inscrire dans un projet global, pas pour faire de la propagande ». Il a également fustigé la méthode Frêche dans le dossier du Village des marques, à Montpellier, « réalisé sans concertation préalable », imputant au président de Région le retard de la ligne TGV Montpellier-Perpignan : « Nous étions en première ligne. Parce que nous avons M. Frêche comme président, le gouvernement l’a reléguée. Nous, nous ferons la ligne TGV Montpellier-Barcelone. Parce que le gouvernement soutiendra le président Raymond Couderc quand il sera à la Région. »

Pour Agrexco, contre Poussan

Quant aux parcs régionaux d’activité économique lancés par l’actuelle majorité, ils ont également été critiqués par Raymond Couderc, comme par Joseph Francis : « On a besoin de parcs d’activités, mais pas commer ça. Pas en les imposant à tout le monde, sans concertation ». Le sénateur-maire UMP de Béziers a critiqué, en particulier, le projet de la Région à Sallèles-d’Aude : « pour une raison que j’ignore, le président de la Région a décidé, tout d’un coup, d’acheter 300 ha à Sallèles-d’Aude. C’est en plein milieu de zones inondables, loin des sorties d’autoroutes. Quelles entreprises iront s’implanter là-bas ? »

Raymond Couderc a également critiqué le projet de création d’une zone logistique, qui devrait créer 1 000 emplois à Poussan, près de Sète (cf. La Lettre M n° 1133 du 12 janvier) : « Il faut vraiment ne rien connaître à la logistique pour penser que les logisticiens vont aller à Poussan, à 15 ou 20 km du port de Sète, pour installer leur base arrière. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Une base arrière, où elle dessert un territoire, où c’est la base du port. S’il faut faire des allers-retours entre la base et le port, multiplié par le nombre de camions et le prix du gazole, ça représente des coûts supplémentaires. Ces quelques kilomètres peuvent représenter 400 000 km de plus par an pour une entreprise. »-Raymond Couderc s’est dit tout à fait favorable, en revanche, à l’implantation d’Agrexco sur le port de Sète : « Si on commence à faire du commerce extérieur en fonction des questions de politique internationale, on ne va pas recevoir beaucoup de produits en France ! »
Lors de cette conférence de presse, Raymond Couderc a également présenté un autre candidat de la société civile qui sera présent sur sa liste héraultaise : Serge Deloutre, président de la Fédération française de volley-ball.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie