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| 28/06/2013

Call Expert plus près de la fin

Le tribunal de commerce de Nîmes pourrait examiner dès mardi 2 juillet la demande du mandataire judiciaire, Bernard Roussel, d’ouvrir une procédure de liquidation judiciaire de l’entreprise Call Expert Languedoc-Roussillon, qui emploie 105 personnes à Saint-Christol-lez-Alès. L’audience était initialement fixée au 24 juillet. « Les salariés ont pourtant demandé à la majorité que la date du 24 juillet soit maintenue », s’indigne Bernard Vire, secrétaire de l’Union locale de la CGT. Selon lui, les salariés « ont plusieurs touches avec des repreneurs potentiels. Mais si l’audience est avancée, cela leur laisse très peu de temps pour monter un dossier ». Le représentant de la CGT s’insurge contre une éventuelle liquidation, « qui priverait les salariés des avantages d’un PSE ».

Perte du client principal
Lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, le 24 juin, le PDG de l’entreprise, Bertrand Delamarre, a annoncé son intention de demander la liquidation judiciaire de l’entreprise. Retenu et hué par les salariés, il a quitté la réunion dans un climat tendu, et sous une forte protection policière. Dans un communiqué publié hier soir, la direction de Call Expert explique qu’elle a « dû affronter la perte de son client le plus important, le groupe Odigeo (Go Voyages), qui avait annoncé la non reconduction de son contrat à son prestataire pour la fin 2013 ». Cette situation a été annoncée aux salariés le 3 juin, déclenchant une grève d’une partie d’entre eux, le 4. Lancée par les représentants de la CGT, elle n’a pas été suivie par ceux de la CFDT. « Tandis que cette période de six mois aurait pu nous permettre de retrouver de nouveaux clients, certains salariés ont enchaîné des mouvements de grève et de confiscation des matériels contribuant à rendre ainsi la situation encore plus délicate », affirme Bertrand Delamarre, dans son communiqué. Il ajoute que le groupe Call Expert, qui possède trois autres centres d’appels (Abbeville, Paris et Roubaix), « n’est pas concerné ni impacté par la regrettable dégradation de la situation que la filiale alésienne connaît » et « continue sa croissance ». De son côté, la CGT dénonce les aides publiques versées à l’entreprise depuis son installation, en 2007, dans les anciens locaux de lastminute.com : selon le syndicat, il aurait bénéficié de « 130 000 € de Fiba, 500 000 € pour les contrats professionnels, effacement de 500 000 € de dettes Urssaf ».
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