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| 8/02/2021

Budget 2021 : la Ville de Montpellier table sur 107 M€ d'investissements

Le budget primitif 2021 de la Ville de Montpellier « se construit sur la stabilité de fiscalité, une volonté forte d’investissements et des choix qui mettent en oeuvre des politiques publiques volontaristes autour de la transition écologique, la solidarité, l’éducation et l’accessibilité de tous dans la ville », résume le maire Michaël Delafosse, juste avant son adoption en conseil municipal le 8 février.

Rénovation et végétalisation

Le niveau d'investissement « historique » à 107,9 M€ (+ 20 %) vise à doper la rénovation des quartiers Mosson et Cévennes ou encore la végétalisation de la ville, assure Michel Aslanian, adjoint chargé des finances. L'investissement dépassera les 100 M€ les années suivantes du mandat, pour un total prévisionnel de plus de 600 M€. À titre comparatif, la Métropole, présidée par Michaël Delafosse, prévoit environ 250 M€ par an (+ 40 %), soit 1,7 Md€ d'investissements de 2021 à 2026, poursuit-il.

Un endettement de 695€ par habitant

Autre pilier de ce budget, souligne l'élu, « la pérennisation de l'autofinancement ». « Objectif du mandat : 52 M€ d'ici à 2026 afin de maximiser la capacité des investissements », résume-t-il. Ce dernier annonce également « un endettement stratégique et maîtrisé », soit 695 € par habitant. Le but, pour la septième ville de France, est de profiter des taux bas pour investir tout en restant en-dessous de la moyenne nationale de 1 093€ par tête, avance-t-il. Enfin, « nous nous engageons à ne pas augmenter ces taux de fiscalité pendant le mandant », affirme-t-il. Taxe d'habitation : 22,49 %. Taxe sur le foncier bâti : 31,18 %. Sur le non bâti : 112,71 %.

Trente recrutements

Les recettes fiscales, essentiellement à travers la taxe d'habitation, devraient avoisiner les 234,2 M€ ; les dotations, compensations et subventions, 89,6 M€ ; les produits du service et du domaines, 26,6 M€ ; les autres recettes comme les remboursements, 1,7 M€. Concernant les dépenses de fonctionnement, Michel Aslanian insiste sur une hausse de 8 % des subventions aux associations, en particulier dans le domaine de la solidarité et l'action sociale (15 %). Les charges de personnel devraient augmenter de 1,5 %. La hausse de la masse salariale est liée notamment à la création nette d'une vingtaine de postes dans les écoles et une dizaine pour porter les priorités de la nouvelle équipe municipale, transition écologique en tête.

Les réactions

Alenka Doulain (La France Insoumise) : « Je reste très inquiète sur l'impact de la crise du Covid dans ce budget. (...) Je suis étonnée que la baisse des recettes soit non estimée. Nous pouvons tabler collectivement sur une baisse d'au moins un trimestre d'exonérations de droits de terrasse pour les bars et restaurants. Plus grave, il est proposé une subvention de 12,6 M€ au CCAS, soit +2 % par rapport à 2020. Ce montant, pour nous, n’est pas à la hauteur. Il y a un manque de considération de la vague de pauvreté qui est en train d’arriver. »

Max Levita, bras droit de Philippe Saurel : « Les investissements prévus dans un budget ne se réalisent pas toujours. Par exemple, l'acquisition et les travaux des archives, à 12,3 M€. (...) Le lieu est illégalement occupé », avertit-il, soulignant que « le report de crédits » est chose commune dans toute municipalité.

Cyril Peter / peter@lalettrem.net
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