Bisbille autour de la rénovation d'un barrage
Menacé de submersion en cas de forte crue, le barrage de Sainte-Cécile d'Andorge, propriété du conseil départemental du Gard, doit subir d'importants travaux de rénovation (coût estimé : 17 M€) voire... de destruction-reconstruction (estimation : 40 à 45 M€), afin d'être remis aux normes. Un point sur lequel Département (président : Denis Bouad, PS) et État (préfet : Didier Lauga) se disputent. Partisan de la construction d'un déversoir, synonyme de moindre coût, le Département met en avant l'avis d'un comité technique national favorable à cette solution. De l'autre, la préfecture du Gard assure que cet avis n'est pas définitif. Conséquence : elle a consigné 600 k€ sur le budget de la collectivité afin de l'obliger à mener des études quant à la destruction-reconstruction du barrage, tant que le ministère de l'environnement n'a pas rendu d'avis définitif. « Nous travaillons sur les deux hypothèses tout en privilégiant à cette heure la première solution », explique-t-on au conseil général du Gard. La préfecture donne jusqu'à la fin de l'année au Département pour fournir deux études complémentaires sur les différentes solutions envisageables.










