Bio-UV affiche une croissance de 4 % en 2021
En 2021, le chiffre d’affaires consolidé du groupe Bio-UV est en hausse de 4 % (44,4 M€) et sa rentabilité atteint 16,8 %, a annoncé Benoît Gillmann, PDG du groupe coté, le 7 avril. Présentant les résultats annuels 2021, le dirigeant du groupe spécialisé dans le traitement de l’eau sans chimie implanté à Lunel a indiqué que « pour la première fois » un dividende sera versé aux actionnaires. « L’acquisition de Corelec (31) pour 25 M€ conforte notre stratégie sur le marché de la piscine. Nous consolidons aussi nos positions sur les marchés de l’aquaculture, des process industriels et de la réutilisation des eaux usées », a précisé le PDG, qui entrevoit « un début 2022 prometteur avec une croissance de 23 % du CA au 1er trimestre ».
Période compliquée
Selon le dirigeant du groupe spécialisé dans le traitement de l’eau par UV, ozone, électrolyse de sel et AOP (oxydation avancée), « le monde économique vit une période pénible et compliquée. Les vrais sujets des entreprises aujourd’hui sont les approvisionnements, les prix et le transport. » Les équipes du groupe, réparties à Lunel (34), Muret (31) et Glasgow (Royaume-Uni) ont « anticipé les approvisionnements. Elles ont su négocier et gérer, a-t-il complété. Nous n’avons pas de rupture, juste des décalages de livraison. Nous faisons partie de ceux qui livrent leurs clients ! »
Perspectives 2022
Selon le groupe, le montant des facturations du 1er semestre 2022 s’inscrit déjà au niveau du 1er semestre 2021 (intégrant Corelec), soit environ 23 M€. « L’activité maritime portée par le produit Bio-Sea, dédié au traitement des eaux de ballast, bénéficie des reports de commandes et de livraisons 2021 et d’un marché porteur avec le renforcement de ses équipes. Les armateurs ont encore trois ans pour équiper leurs bateaux. Cela devrait accélérer le niveau des commandes et nous sommes formatés pour assumer la production », a expliqué Benoît Gillmann, qui vise un chiffre d’affaires de 60 M€ à horizon 2024.
Autre enjeu, l’aquaculture. « Ce secteur monte en puissance pour répondre à des besoins mondiaux de production de poissons dans les fermes aquacoles et moins en mer. D’ailleurs, des majors tels que Veolia et Suez investissent dans des sociétés de fermes aquacoles. C’est stratégique aussi pour nous car nous disposons des deux technologies utiles, les ultraviolets et l’ozone », a souligné le PDG. Enfin, le groupe poursuit son activité dans le secteur du traitement des eaux usées « re-use ». « Nous avons signé un marché avec la Ville de Lunel pour équiper la station d’épuration (42 000 EH), qui sera opérationnelle fin 2022. La commune a anticipé. L’eau qui sera en sortie de la station sera de qualité re-use grâce à un traitement tertiaire qui lui permettra si besoin ultérieurement de pouvoir réutiliser cette eau pour l’arrosage par exemple », a annoncé le dirigeant.
Le marché de la piscine est toujours porteur
La croissance de Bio-UV s’appuie sur le marché récréatif de la piscine à travers son produit O’Clear, développé notamment pour « poser des jalons à l’export d’ici 2023, selon le dirigeant. Le niveau de ce marché, malgré le contexte, est toujours à un niveau haut. Il y a des signes d’attentisme ; on observe par exemple que les devis sont plus longs à revenir, a-t-il ajouté. Le parc français est très important : particuliers, hôtels, campings…, nous répondons aussi aux besoins d’équipement des piscines existantes. »










