Bientôt un trafic conteneurs sur le canal du Rhône à Sète
Le canal de Rhône à Sète, long de 60 km entre Sète et Saint-Gilles, va accueillir un trafic conteneurs. C’est l’information principale de l’avis favorable transmis au préfet de l’Hérault Claude Baland après l’enquête publique portant sur le projet de réaménagement du canal. 95 M€ d’investissement sont prévus, dont 50 M€ (30 M€ à la charge de la Région Languedoc-Roussillon, 10 M€ pour VNF et 10 M€ pour l’Etat) d’ici à 2013. Le chantier consiste à recalibrer le canal (*) pour y faire passer des péniches de 2 300 à 2 500 tonnes, longues de 120 mètres, contre 900 tonnes et 90 mètres actuellement, indique Pierre Calfas, directeur interrégional de Voies Navigables de France, basé à Lyon. Un trafic conteneurs, jusqu’à présent inexistant, pourra alors voir le jour sur ce canal. D’autant plus qu’un projet de terminal conteneurs va voir le jour sur le port de Sète, porté par l’opérateur italien GF Group - 280 000 conteneurs prévus à l’horizon 2016-2017.
Le trafic est essentiellement dans le sens Sète/Rhône
« Nous soutenons la logique défendue par le président de la Région Languedoc-Roussillon Georges Frêche, selon laquelle Sète fait partie du bassin rhodanien », ajoute Pierre Calfas.
Sur la période 2014-2018, 45 M€ seront investis dans l’aménagement de postes d’attente et de créneaux de croisement. De tels investissements sont-ils justifiés ? « Oui, répond Pierre Calfas. Les taux de rentabilité du transport fluvial seront très forts, beaucoup plus que ceux des autoroutes et des voies ferrées. »?En avril 2009 (145 000 tonnes, dernier chiffre disponible), le trafic sur le canal du Rhône à Sète était en progression de 17 % par rapport à avril 2008. Deux tiers du trafic est « montant » (sens Sète/Rhône), un tiers « descendant ». Composition du trafic : oléagineux (15 %), bauxite (8 %), tourteaux (5 %), diester (7 %), sables (30 %), sel (10 %), engrais (20 %) et houille (5 %).
(*) Élargissement de ligne droite de Carnon, création de deux postes d’attentes (Saint-Gilles dans le Gard et le triangle de Carnon dans l’Hérault) et de trois zones de croisements (Lunel, Triangle de Carnon, Aresquiers), réhaussement des ponts de Lunel et Carnon.










