Bientôt un acte 2 de la stratégie Région à énergie positive
[Exclusif] La Région s’apprête à adopter le 30 juin l’acte 2 de sa stratégie RéPOS (Région à énergie positive) lancée en novembre 2016, selon la vice-présidente chargée du climat, Agnès Langevine. Parmi les grandes lignes, qu’elle a dévoilées à La Lettre M à l’occasion du séminaire annuel pour une Région à énergie positive qui s’est tenu le 23 juin à La Cité à Toulouse : un partenariat avec Enercoop visant à développer un fonds abondé par les producteurs d’énergie pour lutter contre la précarité énergétique, le soutien aux mobilités douces (extension de l’éco-chèque, déploiement des bornes de recharge électriques...), ou la création d’un outil pour identifier les toitures pouvant d’accueillir des panneaux photovoltaïques.
Un patrimoine régional exemplaire
La Région souhaite par ailleurs être exemplaire sur son patrimoine immobilier. « Bien entendu, toutes les nouvelles constructions, comme les lycées, sont conçues pour limiter au maximum leur impact carbone, mais il va falloir évaluer et corriger l’empreinte du patrimoine plus ancien », affirme Agnès Langevine, qui indique qu’au-delà de la transition énergétique, la Région va devoir travailler sur un autre enjeu majeur mis en lumière par le conflit en Ukraine : la souveraineté énergétique.
Impliquer et accompagner les citoyens
La Région prévoit enfin un grand débat citoyen sur la transition énergétique et envisage la création d’un fonds pour faciliter l’aboutissement des projets citoyens. Les freins à ce type de projets ne sont pourtant pas toujours financiers. Lors du séminaire du 23 juin qui réunissait quelque 200 acteurs de la transition énergétique – professionnels et citoyens -, plusieurs ont fait part d'embûches administratives. « Nous avons travaillé notre projet d’implantation de deux éoliennes pendant six ans, accompagnés de bureaux d’études spécialisés en la matière. Et lorsque tout a enfin été finalisé, nous avons reçu un refus peu argumenté de la Dreal (Direction régionale environnement aménagement logement) », a déploré le membre d’un collectif citoyen venu assister à l’événement. Un témoignage qui a fait écho chez une deuxième participante racontant avoir vécu une expérience similaire pour l'installation de panneaux photovoltaïques sur une toiture, tandis qu'un troisième auditeur, directeur d'établissements médico-sociaux en Aveyron, a confié être découragé par les démarches administratives et la difficulté à trouver des interlocuteurs pour le conseiller.










