Béziers/Politique - Raymond Couderc défend son modèle d’agglomération
Le sénateur-maire de Béziers (UMP) Raymond Couderc a défendu lundi au cours d’un déjeuner de presse la taxe additionnelle mise en place au niveau communautaire. « Nous devons investir chaque année 7 M€ supplémentaires, à la fois pour le remboursement des emprunts et la réalisation des équipements programmés dans le projet d’agglomération, a-t-il déclaré. Le ratio de solvabilité de la communauté d’agglomération est aujourd’hui raisonnable, mais sans recette supplémentaire, la situation deviendrait insupportable. Je m’attendais à une opposition, bien sûr, mais aussi à ce que les élus fassent preuve de plus de capacité de prospective. »Le débat d’orientation budgétaire 2009 a lieu ce jeudi. Principaux investissements en vue : les aménagements de zones d’activités (La Méridienne et Mazeran le long de l’A 75, les extensions du parc Béziers Ouest et de Sauvian et la création d’une zone artisanale à Lieuran), le nouvel IUT, les cœurs de village et l’habitat. Raymond Couderc a annoncé que les services de l’agglomération, actuellement éclatés sur huit sites différents, seraient regroupés en 2011 dans le bâtiment de l’actuel IUT. « Ne pas transformer les villages en comités de quartier »Il ne souhaite pas une élection du président d’une communauté d’agglomération au suffrage universel direct, « ce qui affaiblirait considérablement le pouvoir des maires », et défend la représentativité minoritaire de Béziers au sein du conseil communautaire (18 sièges sur 49, alors que la ville-centre pèse 70 % de la population du périmètre) : « Les villages aussi existent ; si on ne les prend pas en compte, autant les transformer en comités de quartier. »Concernant d’éventuels nouveaux défis ou fonctions - entrée au prochain gouvernement et candidature aux prochaines régionales notamment -, il s’est dit disponible à condition que Nicolas Sarkozy lui en fasse clairement la demande. « Une entrée au gouvernement, on n’est jamais au courant avant et ça ne se refuse pas ; les élections régionales, j’irai si le président me le demande, ce qui voudra dire que tout le monde dans mon camp sera derrière moi. Je ne veux pas de batailles internes. »H.V.










