« Malgré une légère reprise de l’activité en 2010, nous sommes toujours dans un contexte de crise, de profondes mutations et de difficultés du monde économique », a estimé le président, réélu, de la CCIT de Béziers, Daniel Galy, en présentant ses vœux à plusieurs centaines de chefs d’entreprise, élus et personnalités biterroises, hier soir, au palais des expositions de Béziers. Il estime néanmoins que l’Ouest Hérault « dispose d’atouts stratégiques non négligeables pour saisir de nouvelles opportunités économiques »,comme « l’accueil de nouveaux investisseurs », « l’utilisation de nos ressources naturelles », « la défense de notre viticulture », les « multiples attraits touristiques de notre région » et « notre savoir-faire industriel ».
L’élu consulaire a salué la « réussite de l’aéroport, qui génère aujourd’hui près de 30 M€ de retombées économiques au profit des professionnels de notre territoire ». « L’arrivée, en 2011, d’une nouvelle compagnie et de nouvelles lignes viendront conforter le travail réalisé par le syndicat mixte ». Présidente du syndicat, la CCI « poursuivra ses efforts concernant le plan de développement de l’infrastructure », a-t-il assuré. Autre chantier pour la CCI : le programme de modernisation des locaux de l’Institut consulaire de formation, qui représentera un investissement de 4,5 M€, financé par la CCI et la Région, d’ici à 2014. « Un programme de travaux est également à l’étude concernant le parc des expositions ».
Cinq grands axes
Daniel Galy a également énuméré les axes d’actions de cette nouvelle mandature de cinq ans : « poursuivre le développement de notre tissu économique pour le rendre plus performant et compétitif ; développer un territoire Ouest Hérault fort et attractif, préparer l’avenir de nos entreprises ; faire entendre la voix du monde économique ; et offrir un meilleur service aux entreprises ». Enfin, le président de la CCIT de Béziers a évoqué la réforme des CCI. « Si nous avons réussi à sauvegarder l’existence même des CCI locales, qui deviennent des CCI territoriales, avec le maintien d’un statut d’établissement public et l’assurance de conserver notre patrimoine, il n’en va pas de même de notre autonomie de gestion », a-t-il déploré. Il a assuré que son équipe « ferait en sorte de tirer le meilleur parti pris de cette réforme en optimisant la conduite des actions régionalisées tout en préservant les services de proximité aux entreprises, ainsi que notre action en faveur du développement économique de notre territoire ».