Bernard Fourcade se prononce pour une fusion des CCI de Sète et Montpellier
Dans un communiqué publié ce jeudi 19 septembre, le président de la CCI régionale, Bernard Fourcade, conteste les déclarations du président de la CCI de Sète, Olivier Oddi, qui s’est récemment prononcé en faveur d’un rapprochement avec la CCI de Béziers (La Lettre M n° 1302 du 17/9/2013). Ce dernier avait par ailleurs remis en cause l’hégémonie de la CCI de Montpellier, qui tient, selon lui « à conserver l’ensemble de ses prérogatives à l’heure où une réorganisation du réseau consulaire départemental se profile sous fond de restrictions budgétaires. » Un dossier que le président de la CCI de Sète souhaitait aborder lors d’un séminaire de travail organisé en début de semaine à Béziers.
Rappel à l'ordre
Autant de déclarations à l’origine d’une réponse cinglante émanant du président régional : « Concernant l’avenir de la CCI de Sète, qui n’était pas à l’ordre du jour du séminaire que j’ai organisé le mardi 17 septembre dernier, je veux préciser que je soumettrai prochainement au réseau consulaire régional une proposition simple : la fusion des CCI de Montpellier et de Sète lors des prochaines élections de 2015. D’ici là, la CCI de Sète doit se concentre sur son rôle essentiel de soutien aux entreprises de son territoire en lien avec la CCIR, et doit éviter les errements politiciens », précise Bernard Fourcade, dans ce qui s’apparente à un désaveu du président de la CCI de Sète.
Nouvelle organisation départementale
Bernard Fourcade prend de fait position, pour la première fois de son mandat, en faveur de la disparition pure et simple de la CCI de Sète. Une position partagée par André Deljarry, à la tête de la CCI de Montpellier. « Nous devons réfléchir à une nouvelle organisation des chambres consulaires à l’échelle régionale et départementale. Les restrictions imposées par l’Etat vont se traduire par une diminution de 20 % de notre budget. À nous de trouver les solutions nous permettant de poursuivre nos différentes missions. Mais compte tenu de son poids financier, il est évident que nous ne pourrons plus conserver en l’état une structure aussi lourde que la CCI de Sète, plaide l’élu consulaire. À terme, seule une antenne de proximité pourra subsister, à l’image de celles de Lodéve ou Lunel. »










