Avec Yéo frais, La Brique Rose crée sa marque de lait produit en Haute-Garonne
La première brique de lait La Brique Rose est sortie ce 29 novembre des lignes de production de l’industriel agroalimentaire toulousain Yéo frais. La nouvelle marque, lancée par l’association d’éleveurs éponyme, vise à valoriser le lait de Haute-Garonne et ainsi à encourager l’installation de nouveaux producteurs dans le département. Pour l’heure, huit exploitations (soit treize éleveurs) sont membres de l’association, qui va livrer 3,5 M de litres de lait chaque année à Yéo frais. « Nous espérons agrandir l’association et atteindre les 10 M de litres d’ici quatre à cinq ans », confie le président de La Brique Rose, Florian Leguay. La Brique Rose sera commercialisée en GMS et en restauration collective en Occitanie.
« Le prix de vente conseillé en magasin est de 1,18 € la brique », explique-t-on à La Brique Rose. Les éleveurs ont quant à eux l’assurance de vendre leur lait à La Brique Rose, qui fait office de laiterie, à un prix supérieur à celui du marché. « Nous prenons le prix du marché, défini mensuellement par FranceAgriMer, auquel nous ajoutons 50 € aux 1 000 litres », explique Florian Leguay.
Relancer une filière en déclin
Pour Yéo frais, la participation à ce projet de création d’une filière lait à valeur ajoutée en Haute-Garonne est une façon de soutenir le maintien d’une production laitière locale. « En dix ans, le nombre d'exploitations laitières a été divisé par deux en Occitanie », alerte Carole Delga, venue apporter son soutien à cette nouvelle marque. Des chiffres confirmés par Sébastien Albouy, nouveau président de la chambre d'agriculture de Haute-Garonne et membre de l'association La Brique Rose. « En Haute-Garonne, on installe un producteur de lait par an depuis dix ans. Avec les départs à la retraite qui arrivent, à ce rythme, on ne comptera plus que trente producteurs dans trente ans ! » Une tendance que souhaite inverser Jérôme Servières, DG de Yéo frais : « Pour que nous puissions travailler, il faut des producteurs de lait, et pour que les éleveurs s’installent, il leur faut un transformateur à proximité », explique-t-il, décrivant le cercle vertueux du projet.
Installée à Toulouse, l’usine Yéo frais transforme chaque année plus de 110 000 tonnes de lait en crème, yaourts et briques de lait, en majorité pour des marques de distributeurs, et une petite partie sous sa marque propre avec les yaourts YoGourmand.










