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Languedoc-Roussillon
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Commerce - Artisanat
| 9/12/2010

Auto-entrepreneur : André Sylvestre contre « le sida de l’artisanat »

Réélu, le 26 novembre, à la présidence de la chambre régionale de métiers et de l’artisanat du Languedoc-Roussillon, André Sylvestre, 59 ans, veut continuer à lutter contre « le statut d’auto-entrepreneur », qu’il assimile à un « sida de l’artisanat ».« Il faudra trouver une trithérapie », renchérit l’électricien audois, également réélu à la présidence de la chambre de métiers de l’Aude. Parmi ses priorités pour son nouveau mandat régional de cinq ans : « aider les chambres départementales à structurer le territoire, développer la formation, et continuer à être un moteur pour aider les entreprises innovantes à s’installer et à se développer ». Selon lui, « 7 à 8 000 entreprises artisanales ont été créées, chaque année, dans la région, depuis cinq ans, ce qui représente 30 000 emplois directs et indirects ». Dans le domaine de la formation, André Sylvestre mise sur le développement des centres de formation des apprentis (CFA), et sur le projet d’université régionale des métiers de l’artisanat. Ce projet d’université hors-les-murs, créée dans le cadre d’un partenariat avec l’université et l’Ecole des mines d’Alès représente un investissement de plus de 50 M€. « Le dossier est candidat au grand emprunt. Nous attendons la réponse pour le mois de février », indique André Sylvestre.

« Déni de démocratie »
Par ailleurs, le président réélu de la chambre régionale estime que « la démocratie a parlé » pour les élections à la chambre régionale des métiers. « C’est l’UPA qui a gagné les élections. Il est normal qu’elle soit majoritaire au bureau de la chambre régionale ». Le président de la chambre de métiers du Gard, Serge Almeras, avait quitté la salle, le jour de l’élection du président, avec les élus des listes Fédération française du bâtiment. Motif : les trois représentants du Gard élus au bureau, et ceux de la Lozère, sont des représentants de la liste UPA, qui a perdu la présidence des chambres du Gard et de la Lozère au profit de la FFB. « un déni de démocratie et une non prise en compte de la volonté de l’ensemble des artisans 30 et 48 », selon Serge Almeras. « Ce sont des querelles intestines qui intéressent 30 personnes », balaie le président régional.
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